Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Cette page concerne l'année 1981 du calendrier grégorien.
- 20 juin : émeutes du pain à Casablanca (suite à une grève générale). Elles auraient fait plus d'une centaine de victimes (66 d'après les chiffres officiels, peut-être 400 ou plus[5]).
- La grève générale au Maroc est déclenchée par la Confédération démocratique du travail du Maroc, organisation syndicale constituée en 1978. La grève aurait fait des centaines de victimes et des milliers de prisonniers syndiqués dont le secrétaire général de l'organisation syndicale Noubir Amaoui,et trois membres du bureau exécutif, Mrani Mohamed , Bazzaoui Lakbir,Abderrahmane Chennaf. Le ministre de l'Intérieur Driss Basri implique aussi l'U.S.F.P, Union socialiste des forces populaires ce qui entraîne l'incarcération du rédacteur en chef du journal Almouharir Mustapha Karchaoui,mohamed Karam tout dex membres du bureau politique de l'U.S.F.P. et celle du secrétaire général du syndicat des petits et moyens commerçants, Abdallah Al Moustaghfir.
- 10 janvier : Au Salvador, le FMLN lance son offensive finale qui se solde par un échec. Les dix années qui suivent sont rythmées par la guerre, les massacres de civils et les élections.
- 21 mars : Roberto Eduardo Viola, président de l’Argentine (fin le 11 décembre).
- 18 juin : Fondation de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale (OECS) regroupant sept petites îles des anciennes Antilles britanniques autour d’un programme d’intégration, de banque centrale et de sécurité collective.
- 6 août : Démission du chef de cabinet Golbery do Couto e Silva au Brésil[3].
- L’opposition d’extrême droite (duros) se déchaîne contre la démocratisation à travers une vague de terreur. Golbery conseille à Figueiredo la fermeté à l’égard des militaires, mais il est limogé le 6 août. Le pouvoir parvient ainsi à calmer les duros, mais ne contrôle plus vraiment la situation.
- 21 septembre : Indépendance de Belize.
- 1er novembre : Indépendance de Antigua-et-Barbuda.
- Novembre, Brésil : Pacto de Novembro. Les règles du jeu électoral sont modifiées. Le suffrage direct pour les gouverneurs est retenu mais les alliances entre partis sont interdites, de même que le panachage entre les listes, pour éviter une coalition de l’opposition. Le PP décide alors de se fondre dans le PMDB, scellant l’échec de la stratégie de Golbery établie en 1980.
- 29 novembre : Élections pésidentielles au Honduras. Roberto Suazo Córdova, du parti libéral et Zúñiga, du parti national, s’engagent à ce que l’armée continue après les élections à contrôler les questions de sécurité nationale, qu’elle possède un droit de veto sur les nominations gouvernementales et qu’aucune enquête ne soit ouverte sur la corruption dans l’armée. De son côté, l’armée s’engage à respecter le scrutin. Roberto Suazo Córdova est élu président avec 52,3% des voix.
- 10-12 décembre[4] : Massacre de centaines de civils à El Mozote par les forces gouvernementales du Salvador.
- Alors qu’en 1980 le régime de Augusto Pinochet avait atteint son plus haut taux de légitimité grâce à ses performances économiques, la récession oblige le gouvernement chilien à intervenir massivement dans l’économie, notamment en nationalisant les banques en faillite, ce qui est en totale contradiction avec sa philosophie libérale.
20 janvier : Investiture de
Ronald Reagan. Le programme de l’Administration Reagan est simple : restauration du leadership américain, relance de l’économie, rétablissement de la grandeur du pays. La libération des
otages de Téhéran le jour même de l’investiture paraît symboliser le début de cette « Renaissance ». Le gouvernement annonce un plan en quatre volets : dérégulation, politique monétaire sévère contre l’inflation, restriction budgétaire (à l’exception des dépenses militaires), réduction sans précèdent de la fiscalité pour impulser la relance par l’investissement.
- Les États-Unis renouent avec le libéralisme économique. Déréglementation des prix du pétrole. Hausse record des taux d’intérêts. Réforme fiscale (automne). Sous Reagan, le taux marginal le plus élevé de l’impôt fédéral sur le revenu des ménages, qui atteignait 90 % à l’époque de Kennedy, tombe à 31 %.
- Négociation de quotas d’importation de véhicules japonais aux États–Unis (1981 et 1983).
- 27 décembre : Fondation à Beijing (Pékin) (Chine) de l' « Amicale nationale des compatriotes de Taïwan », organisation populaire patriotique des Taïwanais de diverses ethnies vivant sur le continent.
- 17 juillet[7] : Israël bombarde Beyrouth Ouest pour frapper les quartiers généraux palestiniens. En réponse, les Palestiniens multiplient les bombardements sur la Galilée.
- 24 juillet : Philippe Habib, envoyé par Ronald Reagan, obtient un cessez-le-feu au Liban[8]. C’est une reconnaissance implicite des organisations palestiniennes par Israël.
- 28 juillet : Le séisme de Sirch (Kerman, Iran) d'une magnitude MS 7.2 fait au moins 3000 victimes.
- 5 août : Ariel Sharon devient ministre de la Défense en Israël.
- 7 août : Plan Fahd[9] de paix pour le Moyen-Orient fondé sur les résolutions du l’ONU : retrait d’Israël de tous les territoires occupés en 1967 y compris Jérusalem-Est, démantèlement des colonies des territoires occupés, liberté de culte dans les Lieux Saints, droit des Palestiniens au retour, Cisjordanie et Gaza sous tutelle onusienne, État palestinien indépendant avec Jérusalem pour capitale, droit de tous les États de la région à vivre en paix. Il est rejeté par Sadate mais les Occidentaux se montrent intéressés. L’OLP reste divisée. Yasser Arafat et le Fatah y sont favorables mais pas les membres de l’Ancien front du refus. La Syrie s’y oppose et Hafez el-Assad refuse de participer au sommet arabe de Fès.
- 3 septembre, Égypte : suite aux affrontements de juin, Sadate ordonne une vaste opération de police et d’arrestations. 3000 opposants de tout bord sont emprisonnés. Le patriarche copte est placé en résidence surveillée dans un monastère. L’organisation islamiste qotbiste ; al-Jihad, décide de préparer un attentat contre le chef de l’État, suivi d’un soulèvement populaire.
- Septembre, Guerre Iran-Irak : L’Iran lance une série d’offensive pour libérer son territoire. Au pris de pertes considérables, il parvient à reprendre les positions occupées par l’ennemi.
- 4 septembre : Assassinat au Liban de l'ambassadeur de France, Louis Delamarre.
- 6 octobre : Assassinat du président Anouar el-Sadate par les Frères musulmans lors du défilé commémoratif de la guerre d’octobre, devant les caméras de télévision. Un mouvement de révolte, lancé en Haute Égypte, échoue. Hosni Moubarak le remplace comme président de l'Égypte.Un plébiscite confirmera ce choix. Moubarak se présente comme le continuateur de Sadate, mais décide de libérer les opposants et restaure le pluralisme, bien que les organisations islamistes n’aient pas le droit de se présenter aux élections.
- 25 novembre : Hafez el-Assad force l’OLP à rejeter le plan Fahd.
- 14 décembre : Israël profite de la division du monde arabe par annexer le plateau du Golan syrien en dépit des protestations internationales.
3 avril : Parution en Pologne du
Tygodnik Solidarność
Italie : Le déficit du commerce extérieur au premier semestre s’aggrave de 40% par rapport au premier semestre
1980 et atteint 10 600 milliards de lires. Dévaluation de la
lire en mars (6%) et en octobre (3%).
- 9 février : Le Général Wojciech Jaruzelski est nommé Premier ministre en Pologne (fin en 1985).
- 23 février : Tentative avortée de putsch du colonel Tejero, en Espagne. Occupation des Cortes par le commandant de la Garde Civile Tejero. Seul Adolfo Suárez, Santiago Carrillo, et le général Guttiérez Mellado, ministre de l’armée, restent debout devant la menace. Le roi Juan Carlos Ier appelle dans la nuit tous les capitaines des régions militaires pour les ramener à la raison.
- 17 mars, Italie : Perqisition du domicile de Licio Gelli[10]. Début du scandale de la Loge P2 : trois membres du gouvernement sont impliqués.
- 4 avril[11] : Arrestation à Milan du brigadiste Mario Moretti.
- 24 avril : Levée de l'embargo US sur les céréales à destination de l'URSS.
- 5 mai, Irlande du Nord : Bobby Sands, militant irlandais, meurt d'une grève de la faim en prison avec dix autres prisonniers républicains. Emeutes dans plusieurs grandes villes.
- 10 mai : Élection de François Mitterrand, président de la République française.
- 13 mai : Tentative d'assassinat contre le pape Jean-Paul II à Rome par Mehmet Ali Agça, un jeune turc commandité par les dirigeants communistes d’Europe de l’Est, inquiets de son pouvoir d’attraction.
- 17-18 mai : Référendum sur la loi pour l’avortement en Italie. La majorité s’oppose à l’abrogation.
- 26 mai : Le président du Conseil italien Arnaldo Forlani démissionne.
- 26 mai, Italie : Le républicain Giovanni Spadolini remplace Arnaldo Forlani à la tête d’un gouvernement de coalition (pentapartisme) comprenant démocrates-chrétiens, socialistes, sociaux-démocrates, républicains et libéraux. Pour la première fois depuis 1945, la Démocratie chrétienne cède la direction du gouvernement à un autre parti, le Parti républicain italien.
- Mai : En Suède, des milliers de cols-blancs cessent le travail, sur fond de crise gouvernementale.
[modifier] Chronologies thématiques
[modifier] Arts et culture
[modifier] Notes et références
rencontre
1981 - En savoir plus
Rencontre 1981 - Articles à la une
"Je rencontre quelques peines, je rencontre beaucoup de joie, c'est parfois une question de chance, souvent une rencontre de choix."