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Aire-sur-la-Lys

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Pour les articles homonymes, voir Aire. Page d'aide sur l'homonymie
Aire-sur-la-Lys
Carte de localisation de Aire-sur-la-Lys
Pays France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Saint-Omer
Canton Aire-sur-la-Lys
Code Insee 62014
Code postal 62120
Maire
Mandat en cours
Jean-Claude Dissaux
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Aire
Latitude
Longitude
50° 38′ 22″ Nord
         2° 23′ 51″ Est
/ 50.6394444444, 2.3975
Altitude 16 m (mini) – 48 m (maxi)
Superficie 33,38 km²
Population sans
doubles comptes
9 661 hab.
(1999)
Densité 289 hab./km²

Aire-sur-la-Lys (en néerlandais : Ariën) est une commune française, située dans le département du Pas-de-Calais et la région Nord-Pas-de-Calais. Chef-lieu d'un canton qui compte 23 256 habitants.

Ses habitants sont appelés les Airois.

Sommaire

[modifier] Situation

À 230 km de Paris, à 58 km d'Arras (le chef lieu de département) à 65 km de Lille, 60 km de Calais, 58 km de Boulogne-sur-Mer, Aire-sur-la-Lys est presque à égale distance des grands centres urbains du Nord-Pas-de-Calais. La cité est la première ville traversée par la Lys qui se jette dans l'Escaut à Gand, elle est également ceinturée par la Laquette (affluent de la Lys), par la Liauwette et par le canal de Neufossé.

[modifier] Histoire

Aire-sur-la-Lys est citée une première fois en 857. La ville se développera autour du castrum que Baudoin II, comte de Flandre, fait construire pour résister aux invasions normandes et autour de la collégiale Saint-Pierre édifiée par Baudoin V.

La ville bénéficie d’institutions communales sous le nom d’« Amitié », reconnue en 1188 par le comte de Flandre Philippe d'Alsace, mais qui existait probablement dès les années 1100, voire sous Clémence de Bourgogne (régente de 1096 à 1100)[1].

La cité est assiégé dix fois entre 1127 et 1710. Elle est séparée de la Flandre et attachée au comté d'Artois en 1196. Elle est ensuite bourguignonne, puis espagnole.La ville est assiégée en 1676 par Vauban[2]. Elle reste espagnole jusqu'au 14 avril 1713 où par le traité d'Utrecht, elle est définitivement rattachée à la France. Cette place forte, dont Vauban a fait l'une des positions stratégiques de son pré carré, est démantelée en 1893.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
Mars 2008 - Jean-Claude Dissaux DVG Conseiller Général
Mars 2001 Mars 2008 André Demaret UMP
N.C. N.C. François-Xavier Becuwe RPR
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : Des villages de Cassini aux communes d’aujourd’hui[3] et INSEE[4])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8 500 8 627 8 408 8 713 8 725 8 717 9 591 8 529 8 781
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8 682 8 297 8 803 8 303 8 357 8 238 8 375 8 409 8 446
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
8 458 7 999 8 247 8 362 7 619 7 538 7 875 8 213 8 133
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 - -
8 652 9 179 9 184 9 535 9 529 9 661 9 651 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

*2005 : population provisoire de l'Insee

[modifier] Lieux et monuments

Rue de Saint Omer avec la Chapelle Saint Jacques

[modifier] La collégiale Saint-Pierre

Témoin de la splendeur de la ville, la collégiale Saint-Pierre est élevée à la place de l'édifice roman primitif, entre 1492 et le XVIIIe siècle, on peut voir tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'édifice des pierres sculptées précisant les dates d'avancement des travaux. Elle est église paroissiale depuis 1802.

Terminée en 1624, la tour s'est écroulée. Dix ans plus tard, le mal était réparé mais les chanoines y célébraient l'office. La tour occidentale se trouve englobée à sa base par le prolongement des bas-cotés et des chapelles attenantes, le transept n'est pas saillant. Le rez-de-chaussée, la nef, le chœur, les voûtes hautes et la croisée d'ogives sont essentiellement gothiques.

On remarque un mobilier intéressant avec un orgue de 1633, la Statue de Notre-Dame panetière de 1510, une statue de Vierge de facture flamande du XVe siècle et la chaire ainsi que le jubé qui sont de 1842.

Les dimensions de l'édifice sont impressionnantes :

La collégiale Saint-Pierre est l'un des monuments les plus importants et imposants de style flamboyant et Renaissance dans les Pays-Bas méridionaux.

Elle a les caractéristiques d'une grande cathédrale mais en l'absence d'un évéché à Aire, elle ne peut revendiquer que le titre de collégiale.

Elle a été classée monument historique en 1862. La partie supérieure de la tour a été restaurée entre mai 2005 et avril 2007, elle est aujourd'hui visible dans toute sa splendeur.

[modifier] Le Bailliage

La prospérité générale autorisait la mise en place d'un programme édilitaire important par le Magistrat qui voulait marquer sa puissance par :

  • l'achèvement de la Collégiale Saint-Pierre ;
  • l'achèvement de l'église Notre-Dame, aujourd'hui détruite ;
  • l'installation de nouvelles boucheries.

De nombreux artistes et artisans étaient alors présents à Aire et le corps de garde en a profité.

Le mayeur en exercice en 1597, Jacques de Caverel obtint des lettres de Bruxelles autorisant la ville à lever un impôt sur la bière et le vin pour la construction d'un corps de garde sur le marché de la ville . Le monument fût inauguré le 22 novembre 1600. L'édifice se présente comme un quadrilatère irrégulier de 125 mètres carrés de superficie au sol, avec 3 façades donnant respectivement sur la Grand'Place, la rue d'Arras et sur ce qui était à l'époque la rue des Cuisiniers. L'architecte, Pierre Framery s'est inspiré d'un bâtiment faisant partie de l'ancien Hôtel de Ville d'Amsterdam, disparu en 1651, ceci explique la rapidité de la construction et de ce fait sa fragilité. De nombreuses restaurations ont été nécessaires au cours des siècles.

Les façades du corps de garde sont richement ornées, même celle qui échappe au regard. Sur les façades de la Grand'Place et de la rue du Bourg, de fines colonnes de pierre supportent respectivement 4 et 3 arcades. Une bretèche, détail d'architecture flamande, fait de ce monument un petit frère italianisé des palais municipaux des Pays-Bas. La frise au-dessus des arcades représente les insignes de la maison de Bourgogne, les attributs de la Toison d'or, des briquets posés sur des bâtons noueux en croix de Saint-André, etc.

Les frontons des fenêtres du 1er étage comportent des trophées d'armes et la mention "Anno 1600". Une attique au sommet de l'édifice, est ornée de statues figurant les trois vertus théologales (Foi, Espérance, et Charité), les 4 vertus cardinales (Prudence, Justice, Force, et Tempérance), les 4 éléments (le feu, l'eau, l'air, la terre) et un personnage, représentation de Pierre Framery, maître d'œuvre de l'édifice. Enfin, la toiture est surmontée d'une girouette en forme de Sagittaire. En 1907, fut placée, sous les arcades du Bailliage, un grès aux armes de la Tramerie, en provenance du palais de la Salle. L'intérieur du Corps de garde est plus sobre que l'extérieur. On trouve trois niveaux :

Le Bailliage a connu des utilisations diverses (corps de garde, siège du tribunal, Hôtel de Ville provisoire, commissariat de police aux XIXe et XXe siècles). Depuis 1970, il est le siège de l'Office de Tourisme d'Aire-sur-la-Lys. La grande salle de l'étage est utilisée pour les expositions. Le Bailliage a été classé Monument Historique en 1886.

[modifier] L'Hôtel de ville

Après le retour d'Aire au royaume de France par le traité d'Utrecht en 1713, le Magistrat otint du roi Louis XIV, en reconnaissance des souffrances de la ville pendant le siège de 1710 et sous l'occupation hollandaise, l'autorisation de construire un nouvel Hôtel de Ville plus prestigieux que l'édifice d'alors jugé trop modeste. Le projet fut confié à Héroguel, architecte de Louis XIV à Arras (élève de l'illustre Jules Hardouin-Mansart), et les travaux furent adjugés à Pierre Descamps. Commencés le 16 mai 1716, ils étaient achevés à la fin de l'année 1721. L'ancien beffroi s'était effondré en 1708, la construction d'un nouveau beffroi fut également entreprise.

Le majestueux et monumental édifice que nous voyons aujourd'hui n'a supporté aucune modification extérieure depuis sa construction.

La façade est perçée de deux portes centrales, l'une donne accès à la galerie des Halettes, la seconde à un escalier monumental. Entre ces deux portes, avait été apposée une plaque de marbre avec une inscription latine rappelant les noms de ceux qui avaient présidés à l'érection du monument. Cette plaque a disparu. Le second niveau est percé de 11 ouvertures - 3 au centre, 4 sur chaque aile ; la fenêtre centrale s'ouvrant sur un balcon supporté par un cul de lampe.

Parfaitement ordonnancée par 10 pilastres dont 2 doubles encadrant les travées centrales, la façade de l'Hôtel de Ville est couronnée d'une balustrade chargée de remarquables sculptures et trophées. Le fronton qui émerge de la partie centrale, est d'une hauteur correspondant au deux tiers de la hauteur du corps du monument.

La Force et la Justice, distribuées de part et d'autre, le calent visuellement, et en son centre, les armes de la ville accompagnées du buste de Louis XV. Dans la partie haute, une tête figure Apollon, dieu du Soleil, emblème du Grand Roi : Louis XIV.

Jusqu'en 1830, le rez-de-chaussée était occupé par des boutiques diverses, et jusqu'en 1851, l'aile droite était occupée par l'auberge de la Conciergerie. La maison commune ne disposait que du 1er étage de l'aile gauche. C'est en 1891 que la bibliothèque municipale fut installée au rez-de-chaussée de l'aile gauche.

Le 1er étage gauche a conservé son aménagement initial avec la grande salle la Halle, la chapelle convertie en bureau, le greffe de la ville devenu salle des mariages. Les salles d'audience et la chambre secrète seront utilisées à des fins diverses.

La salle des mariages possèdent beaucoup d'éléments remarquables comme :

La salle de l'Amitié possède :

Les Hallettes nous font découvrir une sublime charpente construite en 1716 qui forme le plafond du passage.

La bibliothèque municipale contient quant à elle les archives de la ville et les actes de chrétienté (les archives d'Aire-sur-la-Lys sont colossales et sont une mine d'or pour les Historiens ou les amateurs d'Histoire).

[modifier] Monuments historiques d'Aire-sur-la-Lys[5]

[modifier] Garnison

Le régiment de Bauffremont-dragons défend la ville lors du siège de 1710.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Naissance

[modifier] Jumelages

La ville d'Aire-sur-la-Lys est jumelée avec 4 villes :

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles de Wikipédia

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

[modifier] Notes

  1. André Chédeville, « Le mouvement communal en France aux XIe et XIIe siècles, ses éléments constitutifs et ses relations avec le pouvoir royal » in Robert Favreau, Régis Reche et Yves-Jean Riou (directeurs), Bonnes villes du Poitou et des pays charentais (XIIe-XVIIIe siècles) : Actes du colloque tenu à Saint-Jean-d’Angély les 24-25 septembre 1999, publiés par la Société des antiquaires de l'Ouest in Mémoires de la Société des antiquaires de l'Ouest et des Musées de Poitiers, 5e série, tome VIII (2002), à Poitiers. ISBN 2-9519441-0-1, p 10
  2. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p 167
  3. Cassini.ehess: notices communales avec tous les recensements
  4. Aire-sur-la-Lys sur le site de l'Insee
  5. Mérimée, base de données du Ministère de la culture
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