Outils :Vous avez un site web ? Un blog ?
Technorati reactions rencontre |
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
|
Cet article ou cette section ne cite pas suffisamment ses sources. (juin 2008)
Son contenu est donc sujet à caution. Wikipédia doit être fondée sur des informations vérifiables. Améliorez cet article en signalant les passages qui demandent une référence (en y insérant par exemple le modèle {{Référence nécessaire}}), et en liant les informations à des sources, au moyen de notes de bas de page (voir les recommandations).
|
| Alexandre VI Pape de l’Église catholique romaine |
|
|---|---|
| Nom de naissance | Roderic de Borgia |
| Naissance | 1er janvier 1431 à Xàtiva |
| Élection au pontificat |
11 août 1492 |
| Intronisation: | 26 août 1492 |
| Fin du pontificat : |
18 août 1502 |
| Prédécesseur : | Innocent VIII |
| Successeur : | Pie III |
| Listes des papes: chronologie · alphabétique | |
| Projets Catholicisme et Histoire · Modèle | |
Roderic (ou Rodrigue) de Borja, né le 1er janvier 1431 à Xàtiva (Espagne), mort le 18 août 1503, devenu Rodrigo Borgia après son arrivée en Italie, fut pape sous le nom d'Alexandre VI de 1492 à 1503.
Sommaire |
Issu d'une famille noble du royaume de Valence, Roderic de Borja est le neveu et fils adoptif du pape Calixte III (Alphonse de Borgia).
En 1456, âgé de vingt-cinq ans, il est nommé cardinal par son oncle. En 1468, douze ans plus tard, il est ordonné prêtre. Le 11 août 1492 il est élu pape par une large majorité des deux tiers des prélats réunis en conclave. Il n'est pas improbable qu'il ait acheté certains votes, bien qu'aucune preuve n'ait été apportée à ce jour.
En 1470, il fait la connaissance de Vanozza Catanei, une jeune patricienne romaine qui lui donna quatre enfants (Jean ou Joan, César, Lucrèce, et Geoffroi ou Jofre). En 1494, un parti de prélats à la tête duquel se trouve Della Rovere, le futur pape Jules II, tente de faire déposer ce pape qu'ils accusent, non sans raisons, de simonie et de corruption. Sa vie privée choque également : Francesco Guicciardini rapporte un épisode au cours duquel il attire au Château Saint-Ange le jeune et beau Astorre Manfredi, seigneur de Faenza, qu'il viole et fait jeter dans le Tibre[1]. Mais il pourrait également s'agir de César Borgia qui tenait prisonniers les deux frères Manfredi. Quoi qu'il en soit, le népotisme et les scandales n'en continueront pas moins au Saint-Siège, et ce malgré les admonestations de Savonarole mais Alexandre VI fait face: Savonarole sera arrêté, torturé et exécuté.
La même année, par le traité de Tordesillas, il divise le Nouveau Monde en attribuant le Brésil au Portugal et le reste de l'Amérique latine à l'Espagne, les Anglais, les Hollandais et les Français devant se contenter de simples comptoirs en Guyane.
Il affirma l'autorité du Vatican face aux puissances. En 1495, pour lutter contre la présence française en Italie, il forme avec Milan, Venise, l'empereur Maximilien et les rois catholiques d'Espagne la Ligue de Venise qui connut une lourde défaite à la bataille de Fornoue, remportée par Charles VIII grâce à la supériorité de son artillerie. César Borgia, son fils, conquerra néanmoins la Romagne.
Mécène généreux, il protégea les artistes (Michel Ange, Raphaël) et montra de grandes capacités dans la remise en ordre de l'administration de l'église.
Alexandre VI meurt à 73 ans le 18 août 1503 après une soirée de fête.[2] Sa dépouille, dans un état de décomposition avancé, probablement du à la malaria, fut mis au tombeau à Saint-Pierre de Rome après une messe de requiem à laquelle assistèrent seulement quatre prélats. Son successeur, l'éphémère Pie III avait interdit que l'on dise une messe pour le repos de son âme, disant qu'il était « blasphématoire de prier pour un damné[réf. nécessaire] ». Sa dépouille fut déplacée de la crypte de Saint-Pierre à l'église romaine de Sainte-Marie de Montserrat des Espagnols.
Alexandre VI laisse dans la chrétienté un grave malaise qui s'amplifia avec les années. Même parmi les historiens chrétiens, il ne trouva pas de véritable défenseur. Le nom de Borgia, notamment par la vie de son fils César qui a inspiré Le prince de Machiavel, est devenu synonyme d'ambition et d'absence de scrupules[3]. Rome, sous le pape Alexandre VI, ne connaît ni loi, ni divinité; [mais] l'or, la violence et l'empire de Vénus.[4]
| Précédé par | Alexandre VI | Suivi par | ||
|---|---|---|---|---|
| Innocent VIII |
|
Pie III |