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| Caractéristiques | |
|---|---|
| Type | Alphabet |
| Langue(s) | Latin et langues romanes ; la plupart des langues européennes ; romanisation possible pour presque toutes les langues. |
| Historique | |
| Époque | ~ 700 av. J.-C. à nos jours |
| Système(s) parent(s) |
Protocananéen |
| Système(s) apparenté(s) |
Cyrillique, copte, arménien, runique |
| Système(s) dérivé(s) |
Nombreux |
| Encodage | |
| Unicode | Plusieurs plans, dont 0000–007F |
| ISO 15924 | Latn |
L'alphabet latin est l'alphabet qu'on utilise majoritairement pour écrire les langues d'Europe occidentale ainsi que dans certains des pays qui ont été colonisés par les Européens. C'est, en concurrence avec l'alphabet cyrillique et, dans une bien moindre part, l'alphabet grec, l'écriture occidentale par défaut et maintenant – en raison de l'importance économique et culturelle de pays l'utilisant (comme les États-Unis) une écriture internationale : on peut trouver des mots écrits en lettres latines dans les rues du Japon comme dans celles d'Égypte. L'alphabet latin est également le seul utilisé à ce jour pour noter les adresses de sites internet (URL) et de courriel, en attendant une généralisation effective de l'unicode au moins pour les URL.
On nomme cet alphabet ainsi car les majuscules qu'il utilise sont d'origine Romaine. Les minuscules sont par contre issues des écritures des langues germaniques. C'est sous le règne de Charlemagne, désireux d'unifier les différentes formes d'écriture du royaume, qu'Alcuin mélangea ces écritures en créant la minuscule caroline qui est à la base des différentes formes de l'alphabet latin moderne.
Sommaire |
L'alphabet latin, comme la majorité de ceux issus de l'alphabet grec, est bicaméral : on utilise deux graphies pour chaque graphème (ou lettre), l'une dite minuscule, l'autre capitale. Dans la majorité des cas, chaque lettre possède les deux variantes. Il existe cependant quelques exceptions, comme la ligature ß (appelée scharfes s ou eszett ; utilisée en allemand et autrefois dans d'autres langues, dont le français), qui, en capitales, est remplacée par SS.
L'expansion – tant géographique que temporelle – de cet alphabet en fait l'un des plus riches en variantes nationales. Ainsi :
Par exemple, les alphabets utilisés pour le français et pour le castillan ne sont pas identiques (ainsi, la lettre ç ne s'emploie pas en castillan et le français, à l'inverse ne se sert pas de á), bien que tous deux puissent être ramenés à l'alphabet latin. En sorte, il ne serait pas faux de parler d'un alphabet français et d'un alphabet castillan.
On le voit, il n'existe rien de tel qu'un alphabet latin figé et constant ; il est cependant possible d'isoler les graphèmes fondamentaux utilisés dans une majorité de langues : ce sont ceux de l'alphabet des origines (voir plus bas, section « Histoire ») plus j et u ainsi que g et w, soit :
| A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M |
| N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z |
| a | b | c | d | e | f | g | h | i | j | k | l | m |
| n | o | p | q | r | s | t | u | v | w | x | y | z |
Parmi les innovations de l'alphabet latin par rapport à son modèle (indirect) grec, on peut compter le nom des lettres. En effet, alors que les lettres grecques portent des noms sans sens dans leur langue car hérités directement des langues sémitiques et, surtout polysyllabiques (alpha, bêta, gamma, delta), ce sont des monosyllabes en latin.
Les Romains, en effet, n'ont pas cherché à donner un nom réel à leurs lettres : ils les désignaient comme elles se prononçaient, ce qui ne pouvait bien fonctionner qu'avec les continues et les voyelles (qu'on prononçait vraisemblablement longues). On trouve donc deux groupes de lettres (on se bornera ici aux lettres purement latines n'offrant pas de difficultés d'interprétation) :
De là vient la manière qu'on a, en français mais aussi dans les autres langues à écriture latine ancienne, d'épeler les mots.
Les limites intrinsèques à cet alphabet, relativement limité en nombre de signes différents ont dû rapidement être dépassées dès qu'il s'est agi de transcrire des langues autres que le latin, langues dont le système phonologique diffère nécessairement. Par exemple, l'alphabet latin des origines ne permet pas de noter le son [ʃ] de chat.
Pour ce faire, les copistes médiévaux puis les imprimeurs de la Renaissance ont trouvé plusieurs solutions :
Voici quelques exemples parmi de nombreux autres :
On se reportera à Digramme, Diacritiques de l'alphabet latin, Abréviations, Ligature, Lettres supplémentaires de l'alphabet latin et Variante contextuelle pour plus de détails.
Enfin, il est de plus en plus fréquent que la transcription ou la translittération d'une écriture non latine se fasse au moyen des lettres latines (qui donnent une grande partie des caractères de l'alphabet phonétique international et d'autres méthodes de transcription). On parle dans ce cas d'une romanisation. Enfin, nombreuses langues restées sans écriture ont adopté l'alphabet latin : c'est le cas de langues africaines, qui peuvent suivre l'alphabet pan-nigérian ou l'alphabet international de Niamey.
On utilise, en français, les vingt-six lettres fondamentales ainsi que des digrammes (comme œ), et des diacritiques (comme é), qui ne sont cependant pas considérés comme des lettres indépendantes. Enfin, les lettres diacritiques (comme u ou e après g pour en préciser la valeur) et les digrammes (ch, ph, ss) sont nombreux.
L'alphabet latin était initialement utilisé pour écrire le latin, la langue parlée par les habitants de Rome et du Latium. Il est dérivé de l'alphabet étrusque, lui-même variante d'un alphabet grec différent de l'alphabet dit classique (celui qu'on utilise dans les éditions actuelles). L'alphabet étrusque comportait quelques lettres inutiles (B, C, D et O), qui n'étaient jamais utilisées dans les inscriptions car inutiles en raison du système phonologique de l'étrusque, dans lequel on ne trouve pas d'occlusives sonore ou de voyelle /o/. Elles seront en revanche utilisées par les Latins, chez qui elles trouvent une pleine utilité.
Les capitales (majuscules) sont la forme normale de cet alphabet, les minuscules étant d'invention tardive (minuscule caroline médiévale, IXe siècle de l'ère chrétienne) et, au départ, utilisée non pas en contraste avec des majuscules mais en tant que système graphique indépendant.
Les faits notables de cet alphabet sont les suivants :
En conclusion, le latin utilisait 20 lettres dans sa variante archaïque :
Puis, 23 lettres dans sa graphie classique :
Au cours des siècles, les lettres de l'alphabet latin ont été tracées de diverses manières. Ces types d'écritures ne constituent pas des alphabets en soi mais des versions différentes d'un même alphabet, ce qui deviendra après l'invention de l'imprimerie la police de caractères :
Cf. catégorie:Graphie de l'alphabet latin.
[En préparation]
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Voir l'article Classement alphabétique.
Le code ISO 15924 de cette écriture est Latn.