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Benoît XVI

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Benoît XVI
Pape de l’Église catholique romaine
Image du pape Benoît XVI
Nos ergo debemus sublevare huiusmodi, ut cooperatores simus veritatis (3Jo 1:8)
Armoiries pontificales de Benoît XVI
Nom de naissance Joseph Alois Ratzinger
Naissance 16 avril 1927
Marktl, Allemagne Allemagne
Élection
au pontificat
19 avril 2005 (78 ans)
Intronisation: 24 avril 2005
Fin du
pontificat :
Prédécesseur : Jean-Paul II
Successeur :
Antipape :
Listes des papes: chronologie · alphabétique
Projets Catholicisme et Histoire · Modèle

Benoît XVI (en latin Benedictus XVI, en italien Benedetto XVI, en allemand Benedikt XVI., en anglais Benedict XVI), né Joseph Alois Ratzinger le 16 avril 1927 à Marktl en Allemagne, est le 265e et actuel Souverain Pontife de l'Église catholique romaine, élu le 19 avril 2005 pour succéder à Jean-Paul II.

Benoît XVI est un théologien émérite et un auteur prolixe, défenseur des doctrines et valeurs catholiques. Il a enseigné la théologie dans des universités allemandes, a été archevêque de Munich et Freising puis cardinal ; en novembre 1981, Jean-Paul II le nomme préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi.

Sommaire

Jeunesse

Né le 16 avril 1927 au numéro 11 de la Schulstraße à Marktl (ou Marktl am Inn), village de Haute-Bavière non loin de la frontière autrichienne, Joseph Ratzinger, fils de Joseph Ratzinger (1877-1959) et de Maria Peintner (1884-1963), a eu une enfance marquée par les fréquentes interventions de son père officier de police et fervent pratiquant catholique. Il grandit dans une atmosphère antinazie : avant 1933, son père était régulièrement intervenu pour mettre fin aux violences des militants du NSDAP.[réf. nécessaire] En 1932, la famille déménage à Aschau am Inn. En mars 1937, son père prit sa retraite. Dans les Souvenirs qu'il a publiés en 1997, Joseph Ratzinger a retracé l'atmosphère de ses dix ans, alors que la famille, éclairée par un père de famille viscéralement hostile au Troisième Reich, relevait les signes angoissants de la militarisation du pays sans pouvoir imaginer le cataclysme qui allait être déclenché par le régime hitlérien.

Joseph Ratzinger avait une sœur prénommée Maria, née en 1921, et un frère aîné, Georg, prêtre lui aussi. Il entra au lycée et petit séminaire de Traunstein en 1939.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est enrôlé dans les jeunesses hitlériennes, ce qui est obligatoire après 1938. À l'âge de 16 ans, il est versé, avec toute sa classe dans la lutte antiaérienne (DCA) allemande. Il participe par exemple à la défense d'une usine BMW des environs de Munich. En septembre 1944, il est affecté au Service du Travail Obligatoire. Il refuse d'entrer dans la Waffen-SS, malgré les pressions, en faisant valoir son intention de devenir prêtre. En décembre 1944, il est affecté à la Wehrmacht. Il déserte quelques jours avant la reddition allemande. Il est ensuite interné jusqu'au 19 juin 1945 dans un camp de prisonniers de guerre à Bad AiblingGünter Grass dit l'avoir rencontré[non neutre] [1].

Après sa libération, il commence sa formation de prêtre. Dans l'immédiat après-guerre, l'Église catholique fut l'un des repères les plus importants pour une société allemande déboussolée.[non neutre] Des théologiens comme Romano Guardini et Josef Pieper, mais aussi des écrivains comme Gertrud von Le Fort acquirent une grande audience. Le catholicisme permettait, entre autres choses, de rétablir un lien avec les autres peuples et la culture universelle.[non neutre] C'est à cette époque que Joseph Ratzinger commence à lire les écrivains catholiques français, Claudel, Bernanos, Mauriac, dont il est resté un fervent admirateur [réf. nécessaire]. Il poursuit des études de philosophie et de théologie à l'université de Munich, puis à l'École supérieure de Freising. Entre autres professeurs, Gottlieb Söhngen et Joseph Pascher exercent sur lui une influence notable[réf. nécessaire]. Le 29 juin 1951, il est ordonné prêtre en même temps que son frère dans la cathédrale de Freising, par le cardinal Michael von Faulhaber. Après une année de ministère paroissial en la paroisse du Précieux Sang, à Munich, il soutient sa première thèse de doctorat en juillet 1953 ; elle porte sur Le Peuple et la maison de Dieu dans la doctrine ecclésiale de saint Augustin (Volk und Haus Gottes in Augustins Lehre von der Kirche). Le 21 février 1957, il soutient sa thèse d'habilitation, intitulée : La Théologie de l'histoire chez saint Bonaventure (Die Geschichtstheologie des Heiligen Bonaventura).

Sa maison de naissance à Marktl dans le sud de la Bavière en Allemagne.

Le théologien

En 1958, après une année de travail paroissial, durant laquelle il sillonne Munich à bicyclette, il est nommé professeur en dogmatique et théologie fondamentale à l'École supérieure de Freising, puis professeur de théologie à l'université de Münster de 1959 à 1963, devenant un des plus jeunes et des plus populaires[réf. nécessaire] théologiens d'Allemagne, puis professeur de théologie à l’université de Bonn de 1963 à 1966.

Il participe au concile œcuménique Vatican II (quatre sessions de 1962 à 1965) en tant que consulteur théologique auprès du cardinal-archevêque de Cologne Joseph Frings, qu'il aide à préparer ses interventions. Lors de ce concile, Ratzinger passe pour quelqu'un de novateur et de précis[réf. nécessaire], ce qui l'amène à être remarqué par le pape[réf. nécessaire] Paul VI. L'un de ses travaux concerne la nécessité d'entreprendre une réforme du Saint-Office qui deviendra la congrégation pour la doctrine de la foi[réf. nécessaire].

De 1966 à 1969, il enseigne la théologie à la faculté de théologie de l’université de Tübingen, alors dirigée par le théologien Hans Küng.

En 1968, il a fait partie des mille trois cent soixante théologiens signataires d'une pétition demandant une réforme du Saint-Office de façon à donner plus de droits aux théologiens suspectés d'erreur doctrinale[2].

Fervent défenseur des réformes, il est cependant inquiet de l'esprit de contestation qui gagne aussi les facultés de théologie, et en particulier, de l'intérêt que plusieurs théologiens allemands portent au marxisme,[réf. nécessaire] et se déclare partisan d'une interprétation plus authentique de Vatican II.[réf. nécessaire]

En 1969, il devint titulaire de la chaire de dogmatique et d'histoire des dogmes à l'université de Ratisbonne et vice-président de celle-ci.

Archevêque et cardinal

Armoiries du cardinal Ratzinger

C'est par un courrier donné en main propre par le nonce apostolique, alors qu'il se trouve à Ratisbonne,[réf. nécessaire] qu'il apprend, le 24 mars 1977 que le pape Paul VI le nomme archevêque de Munich et Freising. C'est le premier prêtre diocésain [réf. nécessaire] à accéder à ce siège important [3] depuis 80 ans. Le 28 mai 1977, il est consacré archevêque, et le 27 juin de la même année, il est promu cardinal.

Lors de l'assemblée synodale sur la catéchèse de 1977, il fait la connaissance du cardinal Karol Wojtyła (devenu Jean-Paul II en 1978) avec lequel il échangeait depuis plusieurs années une correspondance, des idées et des livres. Il s'entend bien avec lui, et apprécie chez lui la franchise, la simplicité, la cordialité, l'ouverture d'esprit, la culture philosophique et théologique [réf. nécessaire].

En 1980, il fut rapporteur du Ve synode des évêques, sur le thème : « Les missions de la famille chrétienne dans le monde d'aujourd'hui ».

Préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi

Le cardinal Joseph Alois Ratzinger

Généralités

Le 25 novembre 1981, quatre ans et demi après leur première rencontre, Jean-Paul II nomme le cardinal Ratzinger préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, l'un des dicastères de la curie romaine, anciennement nommé le Saint-Office (l'ancienne Inquisition), ce qui l'amène, le 15 février 1982, à renoncer à la charge pastorale de l'archidiocèse de Munich et de Freising. La mission confiée à ce théologien sûr et cultivé est de préserver l'orthodoxie de la doctrine catholique, de la préciser au milieu des développements divers du monde moderne, y compris la philosophie, les sciences humaines, la biologie et la politique, et surtout de tenter de discerner la vérité parmi toutes les idées « à la mode » qui se succèdent.

Le poste dont il a eu la charge est un des postes capitaux de la curie, mais est aussi présenté comme l'un des plus impopulaires, car son titulaire passe pour un défenseur des conservateurs, un héritier de la Sainte Inquisition, un ennemi de la créativité et de l'ouverture, alors qu'il était, jusqu'à cette nomination, considéré comme un théologien aux idées novatrices.[non neutre] Durant 23 ans, il rencontre le pape au moins deux fois par semaine au déjeuner du mardi, entourés d'autres théologiens, pour des discussions sur des questions générales : bioéthique, œcuménisme, théologie de la libération, etc. Tous les vendredis soirs, Jean-Paul II et lui travaillent ensemble, en tête-à-tête.

Critiques et condamnations

Ses détracteurs l'accusent d'avoir exercé sa charge d'une façon excessivement répressive[4] au lieu de faire de la Congrégation un outil de réflexion sur la doctrine et la théologie, ou un espace de dialogue où mettre les idées nouvelles à l’épreuve et aplanir les divergences, considérant au contraire les théologiens comme un obstacle à l’unité nécessaire à l’accomplissement de la mission de salut de l’Église[5].

On a vu ainsi condamner des catholiques d'importance[6] comme Hans Küng, Edward Schillebeeckx o.p., Charles Curran, Jacques Dupuis s.j., Robert Haihgt s.j., Andrew Fox, Eugen Drewermann, Tissa Balasuriya o.m.i., Josef Imbach,... et une grande partie des théologiens de la libération comme Leonardo Boff o.f.m. et Jon Sobrino s.j. [7] dont la condamnation par la Congrégation en 2007 a causé un vif émoi et la consternation chez nombre de théologiens catholiques[8]. « Le grand public, encouragé par les fantasmes de l’antique Inquisition volontiers réveillés par les médias, a surtout retenu les innombrables condamnations ou réprobations », note à ce sujet le journaliste Michel Kubler dans le quotidien catholique La Croix[9] lors de l'élection de Benoït XVI.

L'opposition de Joseph Ratzinger à la théologie de la libération repose sur le fait que, pour lui, elle est « fondamentalement une herméneutique » et « semble procéder d’une fin foncière de non-recevoir opposée à la modernité »[10] dans une attitude qui, selon Juan Luis Segundo, lui-même figure importante de la théologie de la libération, met en cause toute l’histoire de la théologie de ces derniers temps, celle de la période post-conciliaire[11]. Une de ses dernières décisions à cette fonction sera de congédier Thomas J. Reese s.j., le rédacteur en chef de la revue jésuite américaine America[5], considérée comme progressiste, en délicatesse avec la Congrégation depuis plusieurs années.

Chronologie des prises de position

En janvier 1983, lors d'un voyage à Lyon et à Paris, il déclare que « ce fut une première et grave faute de supprimer le catéchisme », dénonce « la grande misère de la catéchèse nouvelle », qui oublie « de distinguer le texte de son commentaire » et ajoute qu'« il faut oser présenter le catéchisme comme un catéchisme », phrase qui semble alors s'appliquer directement au catéchisme français Pierres vivantes. Les évêques expliquent que le cardinal n'entend nullement « s'ingérer dans les affaires françaises mais traiter globalement de la situation de la catéchèse ». En 1983, il fut le président du VIe synode sur le thème : « réconciliation et pénitence dans la mission de l'Église ».

Son ouvrage Entretien sur la foi (1985) expose sa vision du catholicisme après Vatican II et notamment de ce qu'il considère comme les dérives politiques de certains courants, notamment la théologie de la libération, qui justifient les mouvements révolutionnaires par des arguments religieux, ce qu'il réprouve sans appel : « Certains sont tentés devant l'urgence du partage du pain, de mettre entre parenthèses et de remettre à demain l'évangélisation : d'abord le pain, la parole plus tard[12]. » Cette théologie, qui fait du message évangélique le fondement d'une lutte aux côtés des plus pauvres en vue de l'amélioration de leurs conditions de vie matérielle, a souvent été perçue par le Vatican comme le résultat d'une infiltration des thèses marxistes au sein de l'Église catholique[13]. Il défend aussi les positions de l'Église sur le refus de la contraception, sur le célibat des prêtres et sur le non-accès des femmes au sacerdoce. Il a aussi développé l'idée qu'aucun œcuménisme ne saurait se construire sur la base du plus petit dénominateur commun.

En octobre 1986, le pape Jean-Paul II décide de constituer une commission de cardinaux et d'évêques pour préparer un projet de catéchisme universel romain et en confie la présidence au cardinal Ratzinger. Le 22 février 1987, en tant que préfet de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, il signe l'Instruction romaine Donum Vitae qui affirme la position de l'Église sur les méthodes de procréation artificielles : insémination et fécondation in vitro et donne des critères éthiques de réflexion en la matière.

Le 27 novembre 1999, le cardinal Ratzinger participe au colloque 2000 ans après quoi ?[14] organisé par la Sorbonne à l'occasion des festivités du passage au XXIe siècle. Les larges extraits de son discours Vérité du christianisme[15] reproduits dans le journal La Croix suscitent une vive réaction dans les colonnes du même journal de la part du cardinal archevêque de Bordeaux Pierre Eyt, président de la Commission doctrinale de la conférence des évêques de France, qui lui reproche de ne pas assez tenir compte des problèmes structurels de l'Église. Le 26 juin 2000, il signe un document donnant l'interprétation officielle du message de Fatima[16].

Le 6 août 2000, il publie la déclaration Dominus Iesus dans laquelle il affirme la supériorité du catholicisme sur le protestantisme[réf. nécessaire], semblant prendre ainsi le contre-pied des efforts d'œcuménisme mis en acte avec la Déclaration conjointe sur la doctrine de la justification co-signée l'année précédente par le conseil (du Saint-Siège) pour l'unité des chrétiens et la Fédération luthérienne mondiale. Cinquante-trois théologiens catholiques belges protestent contre cette déclaration.

Le 24 janvier 2001 la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, décide de rédiger une notification, qu'il signe, « dans le but de sauvegarder la doctrine de la foi catholique d'erreurs, d'ambiguïtés ou d'interprétations dangereuses » qu'elle a relevées dans le livre Vers une théologie chrétienne du pluralisme religieux [17]. Lors d'une interview donnée à l'agence Zenit le 3 mai 2003[18], il réaffirme l'opposition du Vatican à la guerre d'Irak menée par les États-Unis, impossible d'après lui à justifier selon la doctrine de la guerre juste.

En janvier 2004, à l'occasion d'un débat avec le philosophe Jürgen Habermas à l'Académie catholique de Bavière, il reconnaît, à l'heure de la mondialisation, la « non-universalité de fait des deux grandes cultures de l'Occident, celle de la foi chrétienne et celle de la rationalité séculière[19] ».


Après avoir été perçu comme un théologien progressiste durant sa participation au concile, le cardinal Ratzinger est au moment de son élection réputé pour ses vues conservatrices sur la foi et les mœurs, sur des sujets comme l'interruption volontaire de grossesse ou l'œcuménisme. Il est parfois surnommé par les médias « le Panzerkardinal », allusion à son intransigeance supposée et à sa nationalité allemande.

Il est connu pour avoir une position traditionnelle vis-à-vis des pratiques homosexuelles (christianisme et homosexualité) et de l'avortement direct. Il soutient le pape Jean-Paul II contre l'avis d'une majorité d'évêques allemands, dans sa décision à la fin des années 1990 de faire fermer quelque 260 centres de « conseil pour les grossesses conflictuelles » (de:Schwangerschaftskonfliktberatung) administrés par l'Église catholique allemande. Ces centres doivent se réorganiser sous une forme associative non reconnue par l'Église[20].

Distinctions, charges et prix


Il a été membre du Conseil de la IIe Section de la Secrétairerie d'État ; des Congrégations pour le Culte divin et la Discipline des Sacrements ; pour les Évêques ; pour l'Évangélisation des Peuples ; pour l'Éducation catholique; du Conseil pontifical pour la Promotion de l'Unité des Chrétiens ; des Commissions pontificales pour l'Amérique latine ; Ecclesia Dei. Le pape Benoît XVI est Bailli Grand Croix de l'Ordre de Malte. Il est ainsi, après Jean XXIII, le deuxième pape membre de cet Ordre.

Nouveau pape


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L'Habemus papam de Benoît , prononcé le 19 avril 2005 par le cardinal protodiacre Jorge Arturo Medina Estévez.

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Après un conclave d'à peine plus de vingt-quatre heures, le 19 avril 2005, la fumée blanche apparaît sur le toit de la chapelle Sixtine à 17h56. À 18h35, le cardinal protodiacre chilien Jorge Arturo Medina Estévez, annonce publiquement sur la place Saint-Pierre le traditionnel habemus papam et l'élection du cardinal Ratzinger comme successeur de Jean-Paul II en tant que 265e pape sur le trône pontifical[21].

Lors de sa première apparition publique ce 19 avril 2005, avant la première bénédiction Urbi et orbi de son pontificat, le nouveau pape, sous le nom de Benoît XVI, prononce les mots suivants :

« Chers frères et chères sœurs, après le grand pape Jean-Paul II, Messieurs les Cardinaux m'ont élu moi, un simple et humble travailleur dans la vigne du Seigneur. Le fait que le Seigneur sache travailler et agir également avec des instruments insuffisants me console et surtout, je me remets à vos prières, dans la joie du Christ ressuscité, confiant en son aide constante. Nous allons de l'avant, le Seigneur nous aidera et Marie, Sa Très Sainte Mère, est de notre côté. Merci[22]. »

Benoît XVI lors de la messe inaugurale de son pontificat le 24 avril 2005.

Après Albino Luciani (Jean-Paul Ier) et Karol Wojtyła (Jean-Paul II), c'est le troisième cardinal nommé par Paul VI à devenir pape. Pourtant, sur les cent quinze cardinaux ayant pris part au conclave, seuls deux n'avaient pas été nommés par Jean-Paul II.

À 78 ans, il est le pape le plus âgé au jour de sa prise de fonctions depuis Clément XII en 1730. Il s'agit du premier pape d'origine germanique depuis Victor II (1055-1057), originaire de la Souabe, et Adrien VI (15221523), hollandais originaire d'Utrecht (Pays-Bas espagnols), alors relevant du Saint Empire romain germanique.

La messe d'inauguration du pape Benoît XVI a eu lieu le 24 avril 2005 en présence de nombreux hauts dignitaires de la planète. La France est représentée par le Président de la République Jacques Chirac et son épouse, et les États-Unis par son président George W. Bush et ses deux prédécesseurs Bill Clinton et George Bush père. Dans sa première homélie, le pape Benoît XVI précise qu'il ne va pas livrer de « programme ». On note toutefois que contrairement au dialogue avec le monde juif et l'œcuménisme, le dialogue avec l'islam n'est pas cité parmi ses priorités.

Au cours des mois qui ont suivi, le pape a mis en pratique un dicton bavarois qui recommande à un évêque d'observer pendant au moins un an et de ne rien toucher à l'administration de son diocèse. Depuis lors, le pape a sèchement renvoyé le président du conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, Mgr Fitzgerald, "promu" nonce apostolique en Égypte, alors qu'on le donnait comme pouvant être promu au rang de cardinal, et fusionné ce conseil avec celui de la culture.

Le pape a effectué plusieurs voyages, en Italie (notamment à Bari, dans les Pouilles), en Allemagne (août 2005 pour les journées mondiales de la jeunesse et septembre 2006), en Pologne (mai 2006), en Turquie (novembre 2006), au Brésil (mai 2007), en Autriche (septembre 2007) et en France (septembre 2008).

Les secrets du conclave

En septembre 2005, la revue de géopolitique italienne Limes publie un texte présenté comme le Journal du conclave d'un cardinal ayant pris part au vote. Ce texte affirme que le cardinal argentin Jorge Mario Bergoglio aurait été son plus sérieux rival. Ces chiffres auraient dû rester secrets, d'autant plus qu'avant de rentrer en conclave les cardinaux électeurs ont tous solennellement juré de ne jamais violer le secret de l'élection, sauf autorisation papale. Or, dès la sortie du conclave, plusieurs cardinaux n'ont pas manqué de raconter quelques confidences et anecdotes, comme celle des difficultés de faire fonctionner le vieux poêle en fonte prévu pour brûler les bulletins, les feuilles de décomptes et annoncer l'élection d'un nouveau pape grâce à une fumée blanche. L'histoire récente avait déjà connu des témoignages anonymes [réf. nécessaire].

Le cardinal Joseph Alois Ratzinger en 2003.

Au premier tour, le cardinal papabile Carlo Maria Martini, jésuite de 78 ans et ancien archevêque de Milan et chef de file du camp dit « progressiste », connu pour sa rigueur doctrinale mais surtout pour ses positions novatrices sur les questions sociales et pastorales et donné favori par les journalistes vaticanistes, n'aurait recueilli que 9 voix, le cardinal Jorge Mario Bergoglio, 10 et le cardinal Ratzinger, 47.

Au deuxième tour, le lendemain matin, le cardinal Carlo Maria Martini n'aurait recueilli aucune voix, le cardinal cardinal Jorge Mario Bergoglio en aurait recueilli 35 et le cardinal Joseph Ratzinger en aurait réuni 65. Au déjeuner, le cardinal Bergoglio, par des gestes, aurait fait comprendre à ses partisans qu'il ne voulait pas être élu. Au troisième tour, l'élection finale du cardinal Ratzinger n'aurait plus fait de doute, le cardinal Bergoglio n'aurait recueilli que 40 voix et le cardinal Ratzinger 72. Au quatrième tour, le cardinal Bergoglio n'aurait recueilli que 26 voix et le cardinal Ratzinger aurait obtenu 84 voix sur 115 cardinaux, soit 7 de plus que la majorité requise pour être élu pape. Selon le journal, l'annonce des résultats aurait été suivie d'un long silence puis saluée « d'un long et cordial applaudissement ».

Le cardinal chilien Jorge Arturo Medina Estévez, qui, en tant que protodiacre, a annoncé depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre au monde entier le nom du nouveau pape. Il déclare sur ce témoignage anonyme d'un prince de l'Église  : « Je trouve cela extrêmement désagréable. »[réf. nécessaire]

Choix du nom de règne

Le pape Benoît XVI en Pologne en 2006 avec le président polonais Lech Kaczynski.

Le choix du nom de règne a une valeur symbolique et tend à inscrire le nouveau pape dans la ligne du précédent pape ayant porté le même nom. Le choix de ne pas continuer la lignée des « Jean » et des « Paul » montre donc une distance avec ses quatre prédécesseurs immédiats, par modestie ou par souci d'évolution. Il n'est d'ailleurs jamais arrivé que trois papes consécutifs portent le même nom de règne.

Au cours de l'audience générale du mercredi 27 avril 2005, le pape a expliqué, en français, pourquoi il avait choisi le nom de Benoît : « J'ai choisi le nom de Benoît en référence à Benoît XV, qui a guidé l'Église dans la période difficile de la Première Guerre mondiale. Sur ses traces, je désire participer à la réconciliation et à l'harmonie entre les hommes et entre les peuples. » « Le nom de Benoît évoque aussi le père du monachisme occidental, co-patron de l'Europe, particulièrement vénéré dans mon pays et surtout en Bavière. Saint Benoît (Benoît de Nursie) avait inscrit dans sa règle de ne rien mettre au-dessus du Christ. Nous lui demanderons donc de nous aider à rester le regard fixé sur le Christ. »

Le précédent pape portant ce nom, Benoît XV, régna de 1914 à 1922. Tout en restant neutre dans le conflit, il chercha pendant son pontificat une issue à la Première Guerre mondiale, proposant en vain une paix sans vainqueurs ni vaincus. Son attitude lui vaudra le surnom de « pape boche » de la part du camp français et de « pape français » de la part du camp allemand. Pour l'Église, il reste comme le « pape de la paix ». Il tenta également de trouver une solution de consensus à la crise moderniste.

Le pape Benoît XIV, quant à lui, était un législateur de l'Église moderne qui avait marqué le XVIIIe siècle par son long pontificat et par son envergure intellectuelle ( dont sa condamnation de la franc-maçonnerie ). Son pontificat s'est déroulé au dit siècle des Lumières.

Mais Benoît XVI fait d'abord référence à saint Benoît de Nursie, patron de l'Europe, né vers 480 à Norcia (Nursie en Italie), fondateur du principal ordre monastique occidental, l'ordre des Bénédictins.

Avant les explications données par le pape lui-même, d'autres interprétations ont circulé :

Joseph Ratzinger est né en Bavière le 16 avril 1927. Le saint du calendrier qui correspond à ce jour-là est Benoît Joseph Labre, mort cette même date. Une hypothèse émise est que Benoît XVI ait souhaité marquer une filiation avec lui.

De plus, certains journaux font également remarquer que le 1er avril 2005, la veille de la mort de Jean-Paul II, le cardinal Ratzinger a reçu à Subiaco le prix Saint-Benoît pour la promotion de la vie et de la famille en Europe.

Enfin, quelques interprétations font référence à la prophétie de saint Malachie, qui attribue à chaque pape une devise : à Benoît XVI, est attribuée la devise gloria olivae (la gloire de l'olive). L'olivier est le symbole des olivétains, une des branches de l'Ordre de Saint Benoît, ce qui faisait croire à certains que le pape serait bénédictin, en confondant bénédictins et olivétains.

Joseph Ratzinger n'était ni l'un ni l'autre, mais il a choisi le nom de Benoît.

Armoiries et devise

De gueules chappé d'or, au 1 à la tête de maure brunâtre coiffée de sable, les lèvres, la couronne et le collier de gueules, et portant à l'oreille un anneau d'or, qui est de Freising, au 2 à la coquille d'or qui est de Saint Jacques, au 3 à l'ours brunâtre lampassé de gueules portant un bât de gueules croisé de sable, qui est de Saint Corbinien, l'écu posé sur deux clés passées en sautoir, l'une d'or en barre, l'autre d'argent en bande, qui sont de Saint Pierre, liées en pointe par un cordon de gueules sur lequel est placé un pallium, et surmonté d'une mitre pontificale d'argent bordée d'or frappée d'une croix de même.

Le blason figurant sur les nouvelles armoiries papales, rendues publiques le 26 avril 2005, est une simplification de celui qu'il utilisait en tant qu'archevêque de Munich et de Freising, puis de préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi. Le reste du dessin présente cependant une innovation : la tiare qui, en signe d'humilité, n'était plus portée par les papes depuis les premières années du règne de Paul VI, mais qui restait représentée sur les armoiries papales, est désormais remplacée par une simple mitre d'évêque. La dignité papale, c'est-à-dire d'évêque de Rome, est représentée par l'ensemble de la mitre épiscopale, des clés de saint Pierre et du pallium archiépiscopal pendant sous le blason.

Le blason est de type « écu à calice », d'un écu de gueules chapé d'or, portant les emblèmes du Maure, de la coquille et de l'ours. Ces trois symboles signifient « l'universalité » de l'Église, « sans acception de personne », la « marche permanente » du chrétien, et la « bête de trait », au « service » de Dieu :

Lors de la messe inaugurale du 24 avril 2005, Benoît XVI insista longuement sur le rôle donné au pallium :

« Le pallium, tissu en pure laine placé sur mes épaules […] peut être considéré comme une image du joug du Christ. […] Et cette volonté n'est pas pour moi un poids extérieur, qui nous opprime et nous enlève notre liberté. […] En réalité le symbolisme du pallium est encore plus concret : la laine d'agneau entend représenter la brebis perdue ou celle qui est malade ou celle qui est faible, que le pasteur met sur ses épaules et qu'il conduit aux sources de vie. […] Le fils de Dieu […] ne peut abandonner l'humanité à une telle condition misérable. Il se met debout, il abandonne la gloire du ciel, pour retrouver la brebis et pour la suivre, jusque sur la croix. Il la charge sur ses épaules, il porte notre humanité, il nous porte nous-mêmes. »

Benoît XVI a choisi pour devise une parole extraite de la troisième lettre de saint Jean : « Coopérateurs de la vérité ».

Son pontificat

Benoît XVI

L'organisation du Saint-Siège

Élection des papes

Benoît XVI a changé les règles d'élection du pape, revenant à celles d'avant la modification décidée en 1996 par Jean-Paul II. Le prochain souverain pontife devra donc recueillir deux tiers des voix des cardinaux réunis en conclave pour être élu, quel que soit le nombre de scrutins. Jean Paul II avait en effet permis, dans le cas de tractations bloquées pendant plusieurs jours, l'élection à la majorité absolue. [24]

Le collège cardinalice

Le 22 février 2006, il crée 15 cardinaux.

Le 17 novembre 2007 lors d'un nouveau consistoire, il ajoute 23 nouveaux cardinaux au collège cardinalice. Contrairement à son prédécesseur, il respecte strictement, à chaque consistoire, le nombre de 120 cardinaux électeurs qu'a fixé Paul VI.

Icône de détail Article détaillé : Cardinaux créés par Benoît XVI.

La Curie

Depuis le début de son pontificat, Benoit XVI a renouvelé un grand nombre des responsables des dicastères de la curie romaine. Il a manifesté une volonté de réduire la curie[25], volonté qui s'est concrétisé par le rapprochement sous une présidence commune de plusieurs instances.

Pastorale

Béatifications

Le 13 mai 2005, il annonce le début du procès en béatification de Jean-Paul II, en exerçant sa prérogative de ne pas tenir compte du délai de cinq ans après la mort normalement requis par le droit de l'Église.

Contrairement à Jean-Paul II mais conformément à l'usage ancien, Benoit XVI ne préside généralement pas lui même les cérémonies de béatifications.

Canonisations

Dans la lignée de son prédécesseur Jean-Paul II, le pape Benoît XVI continue - mais à un rythme beaucoup plus lent - à canoniser des chrétiens et chrétiennes qui peuvent être considérés comme modèles de vie évangélique.

Apparitions et exhortations publiques

En mai 2005, il restreint les rallyes d'activistes franciscains[26].

Dans son premier message de Noël, adressé au monde depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre de Rome, le 25 décembre 2005, le pape Benoît XVI appelle l'humanité du 3e millénaire à un « réveil spirituel », sans lequel a-t-il dit « l'homme de l'ère technologique risque d'être victime des succès même de son intelligence ».

Eucharistie

Au début de 2007, il publie une exhortation apostolique post-synodale du nom de Sacramentum Caritaris qui vise à défendre la beauté et la nécessité du culte eucharistique, central dans la liturgie chrétienne.

En juin 2008, le Pape lance un mouvement de réhabilitation de la communion à genoux, dans les mots comme dans les faits, tombée en désuétude depuis le concile de Vatican II, déclarant vouloir « revenir à la génuflexion » et évoquant « l'urgence de donner à nouveau l'hostie aux fidèles directement dans la bouche », ce qu'il a effectué lors d'une messe à Brindisi le 15 juin 2008[27].

Enseignements

Vision de Vatican II

Benoît XVI est favorable au concile Vatican II, dont il a été l’un des acteurs. Il raconte : « J’ai vécu, moi aussi, l’époque du concile Vatican II, j’étais dans la basilique Saint-Pierre avec beaucoup d’enthousiasme ». Il racontera ainsi sa vision de l’après-concile, qui est selon Benoît XVI toujours difficile, et faite de crise dans un entretien avec des prêtres lors de ses vacances le 24 juillet 2005[28].

Le lendemain de son élection en tant que pape il affirme que « la mise en œuvre du concile Vatican II » est sa priorité « en continuité fidèle avec la tradition bimillénaire de l’Église », phrase qui a été très commentée. Benoît XVI critique ainsi la vision du Concile Vatican II qui serait une rupture dans l’histoire de l’Église. Il y voit au contraire non pas une rupture radicale mais un « renouveau dans la continuité » de l’Église. Benoît XVI dans une intervention du 22 décembre 2005 s'explique plus longuement[29] ; il dénonce une certaine vision du concile Vatican II qu’il nomme un certain « esprit du concile », qui opposerait « la lettre et l’esprit du Concile », un débat central qui divise l’intérieur de l’Église depuis quarante années entre ceux qui se réjouissent de voir que l’Église catholique s’est « ouverte au monde » (l'esprit du concile) et ceux qui déplorent sa perte de substance et appellent à un nouvel enracinement (ceux qui ne voit que la lettre du concile). Benoît XVI considère donc que l'Église a, avec le Concile Vatican II, « maintenu et approfondi sa nature intime et sa profonde identité ». Il affirme ainsi que « Ceux qui attendaient avec ce ‘‘oui’’ fondamental à l’époque moderne (du concile Vatican II) que toutes les tensions disparaissent, et que l’ouverture au monde se transforme en une pure harmonie ont sous évalué les tensions intérieures et aussi les contradictions de cette époque moderne[30]».

Motu proprio Summorum Pontificum et relations avec les traditionalistes

Icône de détail Article détaillé : Summorum Pontificum.

Dès le début de son pontificat, la presse évoque une possible réconciliation avec la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X et la libéralisation du rite tridentin. Certains évêques français, cependant, expriment des réserves sur cette éventualité, ce qui cause divers problèmes internes à la curie. Les journalistes évoquent les discussions entre Mgr Jean-Pierre Ricard, Mgr Bernard Fellay, Supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, et le pape Benoît XVI; ainsi que le projet de Mgr Ranjith pour mener à terme la réforme liturgique en s'ouvrant entièrement à Sacrosanctum Concilium, qui permet l'usage moderne du latin.

Effectivement, le samedi 7 juillet 2007, Benoît XVI publie le motu proprio Summorum Pontificum[31], permettant la célébration du missel de 1962 (ou messe dite de saint Pie V dans sa version révisée par Jean XXIII) par tous les prêtres sur simple demande des paroissiens, accompagné d'une lettre aux évêques[32].

La lettre du pape affirme ainsi que la messe de Saint Pie V dans sa version de 1962 et celle de 1970 de Paul VI ne sont qu'un seul et même rite ayant deux expressions différentes (cette appréciation est critiquée par les traditionalistes). De plus, il dénonce les excès « insupportables » de la réforme liturgique post-conciliaire (conformément à la pensée de ce même courant) et appelle par ce texte à « une réconciliation interne » au sein de l'Église catholique, ainsi que l'unité des chrétiens ayant suivi Mgr Lefebvre dans le schisme. Ce texte peut ainsi apparaître comme une victoire pour ces fidèles qui se réjouissent de sa publication[33]. Cependant Benoît XVI reste dans la ligne directe de Vatican II (affirmation de la validité de la messe de Paul VI, comme expression du rite ordinaire alors que la messe de Pie V est reconnue, mais en reste l'expression extraordinaire[34].). Ainsi la publication du motu proprio apparaît comme une volonté de réconciliation et d'unité des chrétiens, au même titre que la lettre demandant l'unité des chrétiens de Chine, même si les contextes sont totalement différents[35].

Une tentative de « réintégration » de la Fraternité Saint Pie X dans la pleine communion ecclésiale, pour laquelle le Vatican avait formulé cinq conditions n'incluant pas la reconnaissance des enseignements du concile Vatican II a été rejetée le 27 juin 2008 par Mgr Bernard Fellay, Supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X[36], même si l'évêque dit continuer à désirer la poursuite des relations.

Encycliques

Deus Caritas Est
Icône de détail Article détaillé : Deus Caritas Est.

Le 25 janvier 2006, il publie sa première encyclique Deus Caritas Est, Dieu est amour. Dans cette encyclique le pape tente d'expliquer le sens chrétien de l'Amour, critiquant le fait que le nom de Dieu soit associé à la vengeance ou la violence. Pour cela il parle de l'Amour que l'Église doit transmettre. L'encyclique obtient un succès éditorial (vendue à plus d'1,45 million d'exemplaires[37]).

Spe Salvi
Icône de détail Article détaillé : Spe Salvi.

Le 30 novembre 2007, Benoît XVI publie sa seconde encyclique : Spe Salvi (Sauvés par l'Espérance) qui est une réflexion sur le thème de l'espérance chrétienne, prennant comme référence la Lettre de Saint Paul aux Romains, « c’est en espérant que nous avons été sauvés » (Chapitre VIII verset 24).

Caritas in Veritate
Icône de détail Article détaillé : Caritas in Veritate.

Une encyclique consacrée aux problèmes sociaux[38] intitulé Caritas in Veritate (L'amour de la Vérité) serait en cours de préparation[39]. Elle devait être publiée le 1er mai 2008, le jour de la fête de saint Joseph, saint patron des travailleurs, mais la nécessité de la traduire en chinois pourrait en retarder la parution.

Dans un entretien le 27 mai 2008, relayée par l'agence zenit le 11 juin[40], le Cardinal secrétaire d'État