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Donald Duck

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Pour les articles homonymes, voir Donald et Famille Duck. Page d'aide sur l'homonymie
Donald Duck
Marque déposée de Donald Duck
Espèce canard anthropomorphe
Sexe masculin
Conjoint/Fiancé(e) Daisy Duck
Parents Hortense Picsou & Rodolphe Duck
Première apparition 9 juin 1934
Dans Une petite poule avisée
Univers Disney Mickey Mouse, Donald Duck
Habite Donaldville
Caractère

bon, colérique

Alias Fantomiald
Paperinik en VO

Personnage Disney

Donald Duck est un personnage de fiction développé, entre autres, par l'animateur Dick Lundy[1] en 1934 pour le compte des studios Disney. Sa première apparition au cinéma a lieu le 9 juin 1934 sous la forme d'un canard en costume de marin, dans le film Une petite poule avisée[2] (The Wise Little Hen).

Au début de sa carrière cinématographique, ce canard grincheux et colérique sert de contrepoint au caractère progressivement plus posé de Mickey Mouse. Il devient rapidement héros de sa propre série de dessins animés. Dans la bande dessinée, il s'entoure rapidement d'un nombre important de personnages nouveaux et d'un univers propre à lui, sous la plume de grands scénaristes-dessinateurs américains, tels que Al Taliaferro puis Carl Barks. L'importance du personnage lui-même s'efface un peu devant les nombreux autres personnages créés dans l'univers des canards de Disney, tel son oncle Balthazar Picsou.

Donald a presque totalement disparu du monde cinématographique. Dans le monde de l'édition, il reste très populaire dans les pays scandinaves et d'Europe du Nord, où il l'est même davantage que Mickey Mouse, ainsi qu'en Italie. En Suède, il est le plus populaire des personnages Disney et possède son propre magazine qui a été publié en 2001 à plus de 400 000 exemplaires[3]. A contrario, c'est Picsou et non Donald, qui possède des publications à son nom aux États-Unis (Uncle Scrooge) et en France (Picsou Magazine). Les histoires de Donald sont quand même publiées dans ces magazines ou ceux de Mickey. Malgré cette relative absence du devant de la scène, Donald reste très présent dans les produits dérivés de l'univers Disney.

Le nom complet de Donald en anglais, « Donald Fauntleroy Duck », figure sur son avis de mobilisation dans un dessin animé de 1941 lorsque les États-Unis entrent en guerre et est repris dans quelques bandes dessinées.

Topiaire de Donald à Orlando (mai 2005)

Sommaire

[modifier] Historique

Les animateurs et dessinateurs des studios Disney ont créé plusieurs personnages autour de leur souris-vedette Mickey Mouse. La plupart des amis de Mickey sont d'abord issus des animaux de la ferme. On retrouve ainsi une vache, Clarabelle Cow et un cheval, Horace Horsecollar. Le canard n'avait pas encore été créé.

En 1931, un canard nommé « Donald Duck » est cité parmi les amis de la souris dans Mickey's 'Hoozoo' Witswitch, And Wotswot[4], un poème contenu dans un livre de la série The Adventures of Mickey Mouse[5],[6] publié par David McKay de New York[7]. Cette histoire a été republiée en 1932 à Londres et illustrée par Wilfred Haughton, sous la forme des premières versions des Mickey Mouse Annual[4]. Elle permet de voir dans l'angle inférieur gauche un canard aux ailes courtes, vêtu d'un short similaire à celui de Mickey, à la tête noire et découverte[8]. Il ne ressemble pas vraiment à ce qu'il sera quelques années plus tard[9].

[modifier] 1934 : Création et premières apparitions

[modifier] Naissance d'une voix

Étoile de Donald sur le Walk of Fame, à Hollywood

La création de Donald Duck doit beaucoup à l'évolution de la carrière de Clarence Nash, alors « vendeur de lait » (présentateur de publicité) pour l'Adohr Milk Company[10]. Il avait réalisé les bruitages de chevaux tirant le wagon de lait dans une publicité[10]. En 1933, il décide de déposer ce film publicitaire aux Studios de Disney comme CV[11]. Il auditionne ensuite pour des sons d'animaux. Lors d'une prise de son pour un chevreau dans Marie a un petit agneau, Walt Disney aurait trouvé la voix pour son « canard parlant »[6],[11].

En décembre 1933, Clarence Nash signe un contrat avec les studios Disney pour faire la voix d'un personnage alors à créer[11]. Nash a donné sa voix en version originale au canard de 1934 à 1983[12], ce qui l'a fait surnommer Ducky Nash[13] ; mais il a aussi participé à la définition de son caractère[11], le processus de production des films Disney intégrant les dialogues dès les premières phases de création[14].

[modifier] Un canard de dessin animé

La première apparition officielle de Donald Duck a lieu dans le film d'animation Une petite poule avisée le 9 juin 1934, dans lequel il tient le rôle d'un canard paresseux qu'une mère poule va mettre sur le chemin du travail. Ce film est une Silly Symphony et non un Mickey Mouse. Loin d'avoir le premier rôle, il était plutôt le comparse infortuné de la saga d'origine. Dès cette aventure, il est habillé en costume de marin : pour Disney, le canard rappelle l'eau, donc la marine. Cette histoire est publiée sous forme de strips dominicaux aux États-Unis de septembre à décembre 1934[15], puis en France dans le Journal de Mickey d'avril à août 1935 et sous forme de livre aux États-Unis en 1935.

Graphiquement parlant, Donald Duck est né d'après Flora O'Brien sous les crayons d'Art Babbitt, Dick Huemer et Dick Lundy, les animateurs d'Une petite poule avisée mais c'est ce dernier qui le reprend et le développe dans Le Gala des orphelins (11 août 1934), les deux autres animateurs ayant été placés sur d'autres productions[1]. Pour Russel Merritt et JB Kaufman[16], Dick Lundy n'a pas participé à Une petite poule avisée. C'est pour cette raison que John Grant n'indique que Babbitt et Huemer comme les deux premiers animateurs de Donald[6].

Pour Merritt et Kaufman, Art Babbitt et Dick Huemer ont réalisé les premières séquences avec Donald, Babbitt la scène de danse et Huemer la séquence finale. Mais elles ont été en partie coupées au montage et la scène de danse a été retravaillée par Frenchy de Trémaudan. Quoi qu'il en soit dans Le Gala des orphelins, l'animateur Dick Lundy donne à Donald des traits plus anguleux (par exemple le bec), un corps plus grossier, des pieds plus grands et surtout des bras anthropomorphes, non plus des ailes.

Dans le Gala des Orphelins, dirigé par Burt Gillett, Donald débute une carrière de second rôle aux côtés de Mickey. Il est mis en situation parmi d'autres personnages devant divertir des orphelins. Son numéro est de lire un poème. Mais il a déjà du mal à le déclamer, il est interrompu régulièrement par les enfants qui ne le comprennent pas et le corrigent. Tout cela l'exaspère et le pousse à des accès de colères : signe désormais caractéristique du personnage dans les films suivants. Le poème n'est pas n'importe lequel, c'est Marie a un petit agneau, un clin d'œil à la première séance de Clarence Nash[6]. A la fin du spectacle, il tente de déclamer un autre poème, Little Boy Blue, mais les enfants l'attaquent ce qui provoque sa colère et une crise de furie. Ce caractère volcanique, apparu ici un peu par vengeance, lui sera ensuite associé pendant toute sa carrière, exception faite d'un ou deux films[6].

[modifier] 1935 : La bande dessinée, un trio et le père spirituel

Donald a fait ses débuts en bandes dessinées dès 1934 dans la version papier de la Silly Symphony Une petite poule avisée. Cet épisode, dessiné par Ted Osborne et Al Taliaferro, a été publié dans les bandes dessinées dominicales entre le 16 septembre et le 16 décembre 1934[15].

Mais c'est en 1935 que naît réellement le personnage de Donald Duck avec un livre qui lui est directement dédié : une bande dessinée de 14 pages publiée par Whitmann[7]. Peu après, Al Taliaferro dessine des comics strips de Donald dans les journaux. Dès le 10 février 1935, Ted Osborne et Floyd Gottfredson, intègrent Donald aux histoires dominicales de Mickey, ce sont des petits gags qui tiennent en trois ou quatre cases se suivant sur de longues périodes. Il apparaît à partir du 4 mars dans l'histoire quotidienne Mickey journaliste[17].

Ce n'est qu'à la fin des années 1930, que les auteurs-dessinateurs américains et italiens de Disney se lancent dans des histoires longues de Donald Duck[18].

[modifier] Le trio Mickey-Donald-Dingo

Au cinéma, Donald apparaît ensuite dans plusieurs dessins animés, comme second rôle râleur aux côtés de Mickey. Le premier court métrage de l'année est La Fanfare. John Grant indique qu'il poursuit ici ce qu'il avait commencé dans Le Gala des orphelins: le « vol du rôle vedette »[19]. Il cite pour étayer son propos Helen G Thompson, une journaliste du magazine britannique The Stage[19], peu avare d'éloges :

« ... Au début du Gala des Orphelins [une erreur], il embarque la maison, avec les briques, les plantes en pot et les autres dépendances. ... Il a été dit que personne avait été aussi captivant depuis Ben Turpin. Personne n'avait été dégonfler avec une telle finalité depuis que le rouleau compresseur avait aplati le petit Fido[20] Sa persistance était comparable à celle de Jean Valjean dans Les Misérables ».

Dans le script initial Donald aurait du jouer un saxophoniste mais Walt en décida autrement [21]. Autre élément, Donald se retrouve ici au prise avec une abeille, fait qui se reproduira 7 fois entre 1948 et 1952[22].

Donald commence à apparaître dans d'autres films de la série des Mickey Mouse présentant ensemble Mickey, Dingo, Minnie et Pluto. Dans Mickey's Service Station (16 mars 1935), Donald entame un trio avec Dingo et Mickey. Ce trio sera présent dans la plupart des courts-métrages réalisés par Ben Sharpsteen entre 1935 et 1938.

Ce trio est présent dans de nombreux courts-métrages et permet aux scénaristes et animateurs de présenter de nombreuses scènes comiques. Ces courts-métrages sont souvent désignés comme des classiques de l'animation, comme le rappelle Leonard Maltin[23]. Toutefois en y regardant de plus près, la plupart des gags ne sont centrés que sur l'un des personnages. Le dessin animé se résume alors à la succession de gags, souvent spécifique à chaque personnage en raison de leurs caractères et leurs caractéristiques physiques (Dingo est naïf et simple d'esprit mais c'est ce qui le rend attachant et amusant, Donald est colérique et peureux mais il est bon, Mickey est petit mais courageux) dans un environnement donné.

En 2004, le trio figure dans leur premier long métrage, Mickey, Donald, Dingo Les 3 Mousquetaires.

Après 1938, les trois personnages apparaissent plutôt en solo et sont les stars de leurs propres séries et ce principalement en raison du manque de possibilités pour concevoir des histoires avec Mickey Mouse, son caractère étant devenu trop strict pour lui faire faire des bêtises. Comme signe de cet état de fait, en juin 1938, le court-métrage Trappeurs arctiques ne présente que Donald et Dingo, en duo.

[modifier] Arrivée du « père spirituel » : Carl Barks

En 1935, un nouveau dessinateur est engagé par les studios Disney, il se nomme Carl Barks. Il travaille sur des courts-métrages et, comme tous ses collègues, il participe aux créations de gags pour les films en préparation. Il imagine six mois plus tard le fameux gag de Donald et du fauteuil de barbier, et empoche une prime de 50$ pour cela[21] . Walt Disney incite Barks à entrer dans le groupe de scénaristes et à travailler sur Donald Duck, ce fait marque en quelque sorte la naissance de l'univers des canards de Disney[21].

La première animation de Barks scénariste est Inventions modernes (1937 avec Jack King) et qui intègre le gag du fauteuil [21].

Le gag du fauteuil de barbier présente Donald découvrant un fauteuil de barbier robotisé. Il met une pièce attachée au bout d'un fil[24] dans la machine qui débute alors sa coupe. En se levant la machine met Donald la tête en bas. La partie supérieure du robot commence alors à coiffer l'arrière-train du canard, tandis que l'inférieure cire son bec. Donald se retrouve alors avec le visage noir et poli et avec une raie sur les fesses.

Cette séquence, à une époque où le métier de barbier était encore assez populaire, rendit les spectateurs hystériques de rire, en présentant des scènes jamais osées dans les films comiques[21].

Jusqu'en 1941, Carl Barks travaille sur les dessins animés avec Jack King et Jack Hannah. Mais, avec la Seconde Guerre mondiale, Donald fait partie des héros de fiction mobilisés pour la propagande de guerre, alors que Barks préfère l'humour et les gags. Fin 1942, Barks démissionne de Disney mais poursuivra sa carrière avec le canard.

Embauché par Western Publishing de 1942 à 1967, il va dessiner des aventures de Donald en bandes dessinées, développant tout son univers, devenant le plus important dessinateur sur Donald et créant de nombreux personnages en plus de ceux inventés après 1942. Beaucoup des personnages les plus célèbres sont de Barks comme Picsou, Gontran Bonheur, Les Rapetou, Géo Trouvetou, Miss Tick, Archibald Gripsou, Crésus Flairsou, ... et donne aux personnages une ville : Donaldville (Duckburg, la ville des canards dans la version originale). Barks est ainsi devenu l'être humain le plus influent de l'univers des canards de Disney. La vision de cet univers, qu'il développe dans ses histoires, sert de souvent de repère à tous les autres créateurs de séries présentant Donald, contemporains de Barks ou non.

Pour son influence voir la section dédiée.

[modifier] 1936 : Début de la gloire

L'année 1936 marque le début de la carrière solo de Donald Duck.

Côté bande dessinée, Donald domine la production des strips des Silly Symphonies entre le 30 août 1936 et le 12 décembre 1937. Durant cette période, les histoires sont écrites par Ted Osborne et dessinées par Al Taliaferro, mais des études de leurs travaux montrent que Taliaferro participaient aussi aux scénarios. L'importance est telle qu'il est alors envisagé de faire de Donald un personnage indépendant des Silly Symphonies.

Cette dissociation intervient toutefois d'abord dans l'animation. Le 12 septembre 1936, dans le court-métrage Donald et Pluto de la série Mickey Mouse, Donald obtient un premier rôle aux côtés du chien de Mickey, la souris n'apparaissant pas. Ce film marque le début de la carrière solo de Donald, qui naîtra quelques mois plus tard au début 1937.

[modifier] 1937-1941 : Les séries Donald Duck et la famille

L'année 1937 est un grand tournant dans l'histoire de Donald, comme le sera aussi l'année 1947, de nombreuses nouveautés interviennent autour du canard colérique. Tout d'abord Donald obtient sa propre série de dessins animés, suivie peu après par ses propres bandes dessinées. Cette période voit aussi sa vie changée avec l'apparition d'une famille et de nouveaux traits de caractères. Voir pour ce dernier point la section consacrée à l'analyse du caractère du personnage.

[modifier] La série animée Donald Duck

En 1937, Donald débute sa propre série de court-métrages avec Don Donald sorti le 9 janvier avec au scénario Carl Barks et Jack Hannah.

Dans ce film, le spectateur découvre le personnage sujet de tous les amours de Donald. La cane ne s'appelle pas encore Daisy, mais Donna[21]. Cette période est très chargée pour l'« acteur Donald » qui, en plus de sa propre série, est présent dans plusieurs films de la série des Mickey Mouse au sein du trio Mickey-Donald-Dingo, entame la série Dingo et Donald, et se voit attribuer une fiancée caractérielle et une grande famille.

De plus cette même année, le film Inventions modernes est remarquable par le fait que Donald est le seul héros. A la fin du court métrage Doanld est "emprisonné" dans un fauteuil de barbier mécanique, le gag de Carl Barks (Cf ci-avant). Nash associe le succès hilarant du film à une anecdote : « Au Canada, un homme riait tellement qu'il aurait perdu son dentier dans le cinéma, derrière lui »[21].

En parallèle les productions de Disney changent aussi. On peut noter l'arrêt des Silly Symphonies, le ralentissement des Mickey Mouse par manque de possibilités scénaristiques mais aussi un redéploiement, voulu par Walt, des animateurs en équipes séparées spécialisées sur des personnages[25]. Cette répartition en plus d'être financièrement plus économique permet aussi une meilleur qualité sur chaque personnage, Donald est ainsi confié à Jack Hannah et Jack King, Pluto par Norman Ferguson et Nick Nichols, Mickey par Bill Roberts et Riley Thomson tandis Jack Kinney prend en charge Dingo[25].

Le duo Barks-Hannah réalisera les scénari de 27 dessins animés entre 1937 et 1947, l'âge d'or de Donald, et la plupart sous la direction de Jack King[1].

À cette époque, Donald est parvenu à une apparence « moderne », principalement plus ronde, comme Mickey Mouse avait pu le faire dans les années 1930 sous l'impulsion de David Hand et aussi à partir de 1939 avec celle de Franklin Thomas et Ollie Johnston.

[modifier] Donald dans ses propres bandes dessinées

Le 7 février 1937, Donald apparaît dans son propre strip au sein d'un journal quotidien. Ces histoires sont dessinées par Al Taliaferro, d'après un scénario de Bob Karp[26].

Le 15 mai 1937, Donald intervient pour la première fois dans une histoire spécialement taillée pour un journal à séries. L'histoire fut publiée par l'entreprise anglaise Fleetway et s'intitulait « Donald et Donna »[27].

Dans leurs histoires, le duo Osborne-Taliaferro transforme Donald de campagnard en citadin. Ils insérèrent même les premiers membres de la famille des canards : ses neveux Riri, Fifi et Loulou, qui débutèrent le 17 octobre 1937. Ce sont les triplés, fils de Della, la sœur de Donald. Ils sont envoyés à Donald pour qu'il s'occupe d'eux pendant le séjour à l'hôpital du père des triplés, qui lui doit se remette de leurs dernières frasques. Donald devient alors une sorte de père adoptif.

Fin 1937, Disney a octroyé les droits de production de série à la maison italienne Mondadori. La série de Federico Pedrocchi s'intitulant Paolino Paperino e il Mistero di Marte est alors publiée entre le 30 décembre 1937 et le 28 avril 1938. Dans cette histoire, Donald et son compère d'Une petite poule avisée Peter Pig vont sur Mars[28],[29]. L'histoire est publiée d'une façon hebdomadaire sur 18 mois. Ceci constitue la première série de longue durée avec Donald et, à la différence des comic-strip de Taliaferro, la première série d'aventures avec Donald. Quand Il Misterio di Marte s'arrêta, une nouvelle série est lancée Paolino Paperino inviato speciale qui dure alors 30 semaines. Cette histoire d'espionnage, inédite en France a depuis été rééditée en suédois en 1988 dans Ma vie comme canard (Mitt liv som anka), sous le titre Donald dans l'incendie (Kalle Anka i elden).

Les débuts de Donald aux États-Unis dans les séries journalistiques ont quant à eux attendu encore quelques années.

[modifier] Les canards, une grande famille

À l'instar de Mickey avec Minnie, Donald est doté d'une « fiancée ». Mais contrairement à Mickey qui a toujours connu Minnie, la première fiancée de Donald ne sera pas la bonne. Une cane nommée Donna Duck apparaît en janvier 1937 dans Don Donald. Ce fait en partie anodin marque le début d'une importante histoire familiale parfois inextricable. La fiancée de Donald, Donna Duck sera « définitivement (re-)baptisée » Daisy Duck en 1940 dans L'Entreprenant M. Duck (Mr. Duck Steps Out). Mais ce n'est pas la fin de Donna. Carl Barks en 1953 la transforme en sœur de Daisy et lui donne trois filles, Lili, Lulu et Zizi.

En bande dessinée, Donald se voit confier trois neveux fin 1937, Riri, Fifi et Loulou, fils de sa sœur Della Duck, mariée selon Don Rosa au frère de Daisy. Dès le 15 avril 1938, ces « chenapans » apparaissent dans le court-métrage Les Neveux de Donald. Daisy et les trois neveux commencent alors à prendre une part plus importante dans la vie de Donald[21].

En 1939, Donald est confronté aux peurs des superstitions dans Donald le chanceux[21]. Il est ensuite gratifié d'un cousin un jars nommé Gus Glouton dans le court métrage au nom très explicite Le Cousin de Donald.

En 1940, Al Taliaferro représente dans un strip hebdomadaire sur une photo, la grand-mère de Donald, simplement surnommée Grand-Mère Donald, officiellement nommée Elvire Duck né Écoutum. Elle deviendra un personnage à part entière en 1943 et sera rejointe dans sa ferme par Gus Glouton, son petit-neveu.

John Grant présente Donald cuistot (1941) comme un chef d'œuvre de Jack King, alors au sommet de sa gloire, en raison de sa simplicité et de son coté très hilarant[30].

[modifier] 1942-1944 : Donald, héros de guerre

Durant la Seconde Guerre mondiale, le public cherchait des personnages plus volontaires, plus forts, parfois brutaux. Tandis que des personnages comme Minnie participent à l'effort de guerre depuis le « pays », Walt Disney n'accepte pas de transformer Mickey en un personnage de propagande, et de l'envoyer au front. Mais ce ne sera pas le cas de Donald, tout au contraire. Ce n'est pas par hasard si la popularité de personnages comme Bugs Bunny ou Donald monta en flèche. Le canard après avoir lutté contre de nombreux animaux et végétaux, semble prêt pour d'autres combats[21].

Avant 1941, Donald apparaît dans environ 50 films mais après cette date et jusqu'en 1965, c'est plus d'une centaine de films qui comprennent le personnage. Tandis que la production des Mickey Mouse est stoppée de 1942 à 1947, celle de la série Donald Duck se fait à un rythme de 7 à 10 films par an jusqu'en 1955. En 1949, la popularité de Donald avait même dépassé celle de Mickey.

Certains dessins animés de Donald servent à la propagande de guerre : Donald devient ainsi soldat et vit l'enrôlement, les combats dans la jungle. Sa première confrontation à la guerre se fait dans Donald bénévole (The Volunteer Worker, septembre 1940). Donald est l'un des bénévoles donnant à une œuvre caritative pour le soutien aux soldats.

Dans The New Spirit (1942), Donald est sollicité pour payer ses impôts. Le film montrant les conséquences de ne payer à temps les taxes. Pour Grant, l'effet du film sur la population américaine n'a jamais été calculé, « spécialement sur les payeurs récalcitrants mais il est connu que le film a eu un rôle très significatif »[21]. Les séquences avec Donald ont été dirigée par Wilfred Jackson et celle militaire par Ben Sharpsteen[21]. Les studios Disney ont eu du mal à se faire payer par l'état américain, commanditaire du film, les 80 000 $ de frais de production[21].

Le 1er mai 1942 dans Donald Gets Drafted, Donald reçoit son avis d'incorporation[31] et se voit engagé sous les drapeaux, rattaché au sergent Pat Hibulaire. Le film Donald's Decision (1942) voulait faire acheter des bons canadiens mais il montre clairement que les studios Disney réutilisaient des séquences pour réduire les coûts[21]. Le film reprend en grande partie des séquences de L'Ange gardien de Donald (1938) dont les deux consciences de Donald.

Fin 1942, Carl Barks décide de démissionner des studios Disney pour travailler directement avec l'éditeur des histoires de Donald, Western Publishing.

Dans Der Fuehrer's Face (1943) dirigé par Jack Kinney, il rêve qu'il est un travailleur dans une fabrique de munitions au pays des « Nutzi[32] » (l'Allemagne nazie)[33] :

Pour Donald l'ouvrier, c'en est trop. Il est frappé d'une dépression nerveuse et commence des hallucinations sur des missiles qui font des choses totalement folles. Puis il se réveille et réalise que c'était un rêve. Il est vêtu d'un pyjama orné de motifs similaires à ceux du drapeau américain.

Ce film se termine par l'apparition en ombre de la Statue de la liberté[34]. Ce film gagna l'Oscar du meilleur court-métrage animé la même année</ref>[33].
La chanson jouée au début du film composée par Oliver Wallace, jouée au début du film par le groupe nazi devint très populaire[34],[33] et avait même été diffusée à la radio avant la sortie du film[35].

Dans The Spirit of '43, Donald est tiraillé entre deux facettes de sa personnalité : le zazou qui le pousse à dépenser son argent en futilités et l'économe, représenté par un écossais préfigurant Balthazar Picsou, qui l'incite à payer ses impôts afin de soutenir l'effort de guerre[36].

Le dernier film lié à une carrière militaire pour Donald est Commando Duck (1944).

Films militaires de Donald Duck
Titre Date de sortie Commentaire
Donald Gets Drafted 1er mai 1942 Réception de l'avis d'incorporation.
The Vanishing private 25 septembre 1942 Donald est peintre en camouflage mais utilise une peinture faisant disparaître.
Sky Trooper 6 novembre 1942 Donald est dans une base aérienne, pour un entraînement de parachutiste
Der Fuehrer's Face 1er janvier 1943 Cauchemar sur l'endoctrinement nazi.
The Spirit of '43 7 janvier 1943 Mésaventures avec les percepteurs des impôts récoltant les taxes d'efforts de guerre
Fall Out, Fall In 23 avril 1943 Donald exécute une longue marche d'entraînement.
The Old Army Game 5 novembre 1943 Donald tente de s'offrir une permission en se cachant.
Home Defense 26 novembre 1943 Donald et ses neveux se chamaillent sous la forme d'une attaque aérienne.
Commando Duck 2 juin 1944 Donald doit détruire une base aérienne japonaise.

Toutefois ce ne sont pas les seuls films de l'époque. Le caractère râleur et impulsif du canard offre aux animateurs de nombreuses possibilités de le voir contrarié et de faire rire le spectateur.

[modifier] 1947-1949 : La période d'après-guerre

Après la Seconde guerre mondiale l'univers de Donald ne cesse de s'étendre. Les publications à l'international font grandir le nombre d'histoires et celui des personnages.

En 1947 dans Donald chez les écureuils , Jack Hannah confronte Donald avec les écureuils Tic et Tac qui avaient déjà ennuyé Pluto en 1943 dans Private Pluto. Dans Le Dilemme de Donald, Jack King « parodie la psychanalyse » et « donne aussi à Daisy la possibilité de jouer les vedettes »[30]. Pour Grant, cette période est marquée de la patte de Jack King qui « associe une progression quasi-logique des événements à une certaine irréalité, permet à de nombreux courts métrages de plaire au public »[30]. King prouve que parfois dans l'animation, « en fonction du contexte, la plus mauvaise blague peut être la plus drôle »[30].

Un autre fait important de l’année 1947 est la création par Carl Barks de l'Oncle Balthazar Picsou qui amène ensuite la création d'un énorme arbre généalogique, d'une ribambelle de personnages. On peut aussi noter en 1948 la création de Gontran Bonheur.

En 1948, le groupe danois Egmont (à l'époque « Gutenberghus ») publie en Suède Kalle Anka & C:o. Ces magazines sont étendus rapidement à toute la Scandinavie, tandis que d'autres hebdomadaires du nom de Donald Duck apparaissent en Finlande ou aux Pays-Bas.

[modifier] Les années 1950

Les années 1950 marquent la fin de la série de courts métrages de Donald Duck.

En 1953 dans le film Les Cacahuètes de Donald , Donald trouve un de ses rares alliés dans la guerre qui l'oppose à Tic et Tac en Dolorès un éléphant de zoo, où Donald travaille comme gardien[37].

En 1953 Romano Scarpa débute à Mondadori, c'est la personne qui se révèle la plus influente des séries Disney. Sa version de Donald a ses racines chez Barks, mais son action sur cinq décennies voit aussi la création de personnages bien à lui. Le personnage le plus connu est Brigitte McBridge, une cane éperdument amoureuse de Picsou. Barks a lui-même commenté Brigitte, et exprima son intérêt positif à son sujet[38].

La vie de Donald se poursuit alors surtout avec la bande dessinée, avant la création de séries télévisées et des jeux vidéo dans les décennies suivantes.

Toutefois en 1959, Donald apparaît dans son premier moyen-métrage Donald au pays des mathémagiques. Donald tient dans ce film un rôle qui sera dévolu à partir de 1969, à un nouveau membre de sa famille, un oncle (très) éloigné, le professeur Donald Dingue. Ce moyen-métrage est la première tentative télévisuelle de Donald[36].

[modifier] Les années 1960

Durant les années 1960, le nombre de créateurs de séries augmente. C'est surtout au sein de la maison d'édition danoise Egmont et des séries italiennes que Donald évolue.

La maison d'édition Egmont (dont le siège est à Copenhague) commence à exploiter la licence des séries Disney dès 1948 mais c'est à partir des années 1960, suite à l'achat de l'éditeur Aschehoug, spécialisé dans les livres que les publications se font plus nombreuses. Durant les années 1970, les séries d'Egmont représentent l'écrasante majorité des productions de l'univers des canards de Disney. Le Donald présenté dans ces séries peut se caractériser ainsi :

Donald habite avec ses neveux au 111, rue des pommes du paradis à Donaldville. Il a sa voiture de marque Scrutto, de modèle 1934, d'immatriculation 313. Il travaille irrégulièrement dans une fabrique de margarine à Donaldville. Picsou oblige souvent Donald à travailler pour lui, ou bien à le suivre pour les chasses au trésor. Lorsqu'il travaille pour son oncle, c'est pour un salaire de misère de 30 centimes de l'heure. Il réalise pour lui des tâches sans intérêt comme par exemple nettoyer les milliards de pièces contenues dans son coffre-fort. Malheureusement pour lui, l'argent qu'il voit ne sort jamais d'où il est. Lors des chasses au trésor, les gaffes de Donald sont même au contraire un motif pour Picsou d'allonger les dettes de Donald.

D'un autre côté, l'Italie n'est pas en reste. Avec le concours du scénariste Guido Martina et du dessinateur Giovan Battista Carpi, la personnalité de Donald se trouve modifiée surtout lorsqu'en 1969 ils créent Fantomiald (Paperinik), l'alter-ego de Donald, un super-héros masqué. Ceci donna à Donald une nouvelle dimension, maintenant il peut :

Plusieurs auteurs ont ensuite critiqué cette nouvelle facette de Donald, car l'intrusion du super-héros a considérablement modifié la personnalité de Donald.

[modifier] Les années 1970

Les années 1970 voient l'essor du Donald moderne, avec par exemple le Donald au look « techno » adopté par Giorgio Cavazzano et qui a été repris par de nombreux auteurs. On peut aussi noter l'apparition de Pulcinella, l'amoureuse de Donald qui est l'une des créations les plus célèbres de la production Disney italienne[39]. Par ailleurs, dans les pays scandinaves, on commence à prendre la mesure de Barks (fanzines) et ses histoires sont rééditées en grand nombre, tandis que Daan Jippes et Fred Milton s'en emparent pour dessiner des histoires sur ce modèle. Au Danemark, c'est le chilien Vicar qui est l'un des plus grands maîtres de Donald, et des auteurs anglais (comme Paul Halas) qui reviennent aux « fondamentaux » de Barks.

En 1970, la république de Saint-Marin émets une série timbres en l'honneur de Donald [19]. D'autres pays le feront plus tard comme le Bhoutan en 1984 puis les Maldives et Grenade [19].

[modifier] Les années 1980

Dans les années 1980, Vicar et l'Argentin Daniel Branca, au trait énergique, produisent toujours sur le modèle de Barks, des histoires de Donald comptées parmi les meilleures, qui mettent l'accent sur la vie de tous les jours du canard, tandis que les auteurs italiens sont plus axés sur les grandes aventures et abordent des thèmes de science-fiction et des reprises des grands classiques (avec Massimo De Vita, fils de Pier Lorenzo).

En 1983, Donald réapparait au cinéma dans Le Noël de Mickey où il joue le rôle du neveu d'Ebenezer Scrooge dans cette adaptation d'Un chant de Noël de Charles Dickens. Mais il ne développe pas dans ce film son tempérament ce qui fait dire à John Grant que cette apparition est à la fois « agréable et décevante »[40].

Les années 1980 marquent également un regain d'intérêt pour l'univers des canards de Disney, ainsi que l'apparition d'une nouvelle « école » pour les canards, l'école française, en plus de l'américaine, de l'italienne et de la scandinave.

Les premières histoires de Donald made in France sont publiées en 1982. La première est Le papillon qui venait du froid [41] dessinée par Claude Marin et écrite par Louis Cance et Patrice Valli.

L'intérêt pour Donald est en partie ravivé grâce à l'anniversaire de ses 50 ans en 1984 qui coïncide avec l'arrivée d'une nouvelle direction à la tête de la société Disney, menée par Michael Eisner. A cette occasion, un avion nommé Duck One sillonne les États-Unis avec à son bord Clarence Nash, la voix du canard[42].

L'année 1984 marque aussi le premier jeu vidéo produit par Walt Disney Educational Productions avec Donald, Donald Duck's Playground. De nombreux titres de jeu vidéos seront édités principalement au début des années 1990 puis à partir de 2000.

L'année 1985 est marquée par la mort de Clarence Nash[13], Tony Anselmo a ensuite repris la voix de Donald Duck[43].

Le 21 mai 1986, le Français Claude Marin dessine le personnage sous l'apparence d'un bébé dans la série Bébés Disney dont la publication a débuté dans le numéro 1769 du Journal de Mickey[44].

En 1987, paraît la série La Bande à Picsou où Donald apparaît très rarement. Il est un oncle absent en raison de son travail de matelot dans l'armée. Le reste des histoires se concentre surtout sur les personnages de Picsou, de Riri, Fifi et Loulou et de nouveaux personnages. Elles poursuivent le principe lancé par Barks des chasses aux trésors.

En 1988, Donald apparaît dans le long métrage Qui veut la peau de Roger Rabbit où il fait un numéro de piano avec et contre Daffy Duck, et pour le plus grand plaisir des spectateurs, il explose de colère[40].

[modifier] Histoire récente

En 1990, Donald apparait dans le film Le Prince et le Pauvre comme le simple valet de Mickey[40]

Dans les années 1990, les histoires hollandaises ont un grand succès (notamment Ben Verhagen, Mau Heymans, Kirsten de Graaf). Ces auteurs reprennent le style de Barks des années 1948-1952. À mentionner aussi Tito Faraci en Italie et Francesco Guerrini.

La fin des années 1990 offre à Donald un rôle comparable à celui de Mickey dans Fantasia (1940). Il joue le rôle de l'assistant de Noé lors du remplissage de l'Arche dans la séquence Pomp and Circumstance de Fantasia 2000.

Dans les années 2000, Lars Jensen, Flemming Andersen et Casty sont les auteurs les plus renommés[45].

Les deux décennies 1990 et 2000 sont surtout marquées par l'informatique, d'un côté avec les nombreux jeux vidéos mettant en scène le Donald colérique et celui simple acolyte de Mickey et de l'autre les images de synthèse avec la série La Maison de Mickey montrant Donald en 3D. Dans cette série le personnage est graphiquement beaucoup plus lissé qu'en bande dessinée. Ses plumes sont ainsi presque non apparentes mais son caractère et son problème d'élocution sont intacts malgré la jeune audience visée par la série.

[modifier] Les œuvres avec Donald Duck

[modifier] Filmographie

Donald Duck est apparu dans les 128 courts métrages de la série Donald Duck produite entre 1934 et 1961[46] ainsi que bon nombre de Mickey Mouse. Donald apparait aussi dans la série Donald et Dingo.
Rien qu'avec sa propre série, il dépasse les 119 films de Mickey, produits eux entre 1928 et 1953.

Donald est aussi à l'affiche de quelques longs et moyens métrages.

Icône de détail Articles détaillés : Filmographie de Donald Duck et Série Donald Duck.

La filmographie comprend 15 désignations aux Oscars dont une nomination pour Der Fuehrer's Face[40] :

[modifier] Bandes dessinées

Depuis 1934, Donald Duck est apparu dans plusieurs dizaines de milliers d'histoires ou de gags. Le site INDUCKS recense en 2008 selon les pays et les producteurs [47]:

[modifier] Histoires remarquables

[modifier] Séries télévisées

[modifier] Jeux vidéo

Donald apparait dans les jeux vidéo suivants :

[modifier] Produits dérivés

Comme la plupart des personnages vedettes de Disney, Donald a vu apparaître aux cours des décennies de nombreux produits dérivés. Toutefois, il reste dans ce domaine un personnage secondaire. Il est souvent associé au groupe Mickey-Minnie-Dingo par exemple dans les produits destinés aux bébés (gamme Disney Baby), aux objets de cuisine, à l'alimentaire (gamme Disney Garden).

La société américaine General Beverage a produit entre 1952 et 1955 un Donald Duck Cola[48],[49].

À l'inverse de Mickey ou de Winnie l'ourson, qui possèdent chacun certaines gammes transversales qui leur sont dédiées, Donald Duck reste en marge des produits dérivés, plus justement en position de rôle secondaire.

[modifier] Parcs à thème

En 1998, le parc Tokyo Disneyland a fêté l'anniversaire de Donald Duck en lançant un ensemble de manifestations nommée Donald's Wacky Kingdom comprenant plusieurs spectacles.

Donald est aussi présent dans plusieurs attractions des parcs Disney:

[modifier] Analyse du personnage

[modifier] Apparence et caractéristiques

[modifier] Aspect graphique

Donald est un canard anthropomorphique mais il reste plus proche du canard que d'autres personnages tels que la souris Mickey Mouse ou le chien Dingo[51].

Une posture typique de Donald est celle de la pose de combat, qu'il adopte dès 1934 dans Le Gala des orphelins pour tenter de rosser les chenapans qui l'exaspèrent. Cette posture montre la flexibilité du corps du canard, tel que pouvait l'avoir Mickey dans ses premières années mais que Donald conserve et donne aussi à ces ascendants-descendants. Donald, et les autres canards de Disney, peuvent adopter des postures vraiment fantastiques, à tel point que Walt Disney déclare qu'ils ont « une plasticité plus ! »[51]. Jack Hannah ajoute que cette plasticité physique n'a d'égal que celle de caractère qui permet à Donald de passer de « l'abattement du condamné au sourire du diable »[51].

Son physique évolue aussi en 1936 entre Mickey's Grand Opera et Le Déménagement de Mickey :

Il possède depuis ses débuts une tenue de marin qui évolua peu, elle s'est raccourcie vers 1936 comme le béret associé. Toutefois, certains détails n'ont pas changé comme l'absence de pantalon sauf dans quelques rares scènes de baignades où il porte un maillot intégral.

Mais l'aspect essentiel de Donald est la très forte interaction de son aspect graphique avec ses expressions. Flora O'Brien déclare que l'âme de Donald et son corps ne font qu'un[52]. Le visage de Donald est déjà très expressif avec ses grands yeux surmontés de sourcils très mobiles, souvent soulignés par des mèches sur sa tête. Mais chaque élément de sa tenue et de son corps réagit en fonction de la situation et accroît la signification. Ainsi le ruban de son béret tombe sur le nez dans un moment de contrariété ou le béret s'envole dans un moment de surprise, tandis que sa veste s'enroule parfois sous le coup de la colère, sa queue devenant même une main pour différentes actions.

John Grant[53] fait un parallèle entre l'évolution de Mickey Mouse vue selon une optique anthropologique par le naturaliste Stephen Jay Gould dans un essai publié en mai 1979[54] et celle de Donald. Les deux ayant pour lui rajeunit de la même façon, juste un peu moins pour Donald. Voici ce que disait Gould :

Les transformations de Mickey à travers le temps ont eu un effet général de le rendre plus jeune. En même temps que le visage de Mickey se faisait moins espiègle et « plus juvénile. La taille de son crâne a augmenté, ainsi que la taille de sa tête par rapport au reste du corps ... ses jambes se sont raccourcies mais épaissies, ses yeux se sont relativement beaucoup agrandis. Tous ces développements sont des signes d'augmentation de la jeunesse. »

On peut toutefois noter l'apparition depuis l'été 2006, d'une gamme de produits nommée Disney Cuties présentant Donald Duck sous un aspect cute, style graphique inspiré par le manga, et plus particulièrement les personnages d'Hello Kitty et Pucca.

[modifier] Le caractère

Donald Duck possède plusieurs traits de caractère particuliers :

Les traits de Donald sont dus au département des scénari des studios Disney qui n'accorda que des catastrophes au personnage de Donald afin d'être en adéquation avec son caractère[55]. Le caractère de Donald selon Jack Hannah est tout ce que l'être humain peut avoir comme sentiment : « mignon, malicieux, chaleureux, froid et ce à n'importe quel moment ». La liste des adjectifs pour le qualifier pourrait être sans fin mais pour n'en retenir que quelques uns :

Crédule, rêveur, persévérant, déterminé voir obstiné, héroïque mais pas téméraire, grincheux, angoissé, fier, égocentrique, hystérique et surtout colérique.

Jack Hannah, cité par John Grant, indique qu'à l'époque des débuts de Donald[19], « il était déjà difficile de trouver des histoires pour Mickey ... vous ne pouviez pas trop le bousculer. Et Dingo, vous ne pouviez pas bousculer le simple d'esprit ... Donald était très versatile à utiliser... Donald pouvait être n'importe quoi. »

Son caractère a évolué surtout à partir de 1937, comme Mickey Mouse, Donald était un personnage affecté par la dépression. Il avait ainsi exercé de nombreux emplois, et son tempérament l'a en quelque sorte aidé à s'en sortir. Avec l'année 1937, il reprend un peu de calme, il s'installe dans une maison[56]. En 1938, il prend des cours de self control dans le film justement intitulé Le Sang-froid de Donald (Self Control en anglais). C'est une première étape avant son rôle d'ange gardien dans L'Ange gardien de Donald et la naissance de son côté paternaliste pour Riri, Fifi et Loulou dans Les Neveux de Donald, tous deux aussi de 1938.

Cet ensemble de traits est pour John Grant la raison de son succès et son abondante carrière[10]. Mais cela l'a aussi desservi. Il est ainsi d'après lui plus apprécié par les adultes que par les jeunes qui ne retrouvent pas en lui la force du héro, à cause du mauvais caractère[10]. La conséquence est que Donald est très populaire en bandes dessinées, un support lu ... plus accessible aux adultes qu'aux enfants.

Mais à l'opposé les animateurs et scénaristes de Disney avait du mal à traiter le personnage. La limitation des histoires à une succession d'actions et des réactions colériques de Donald a limité les efforts des artistes[6]. En 1944, John Hubley indique simplement [6]: « Donald est venu avec ses caractéristiques [...] Le résultat a été une limitation à la fois pour les auteurs, dans leurs tentatives d'élargir le contenu des histoires et pour les animateurs à rendre expressif les actions et réactions du personnage. » Bill Tytla est lui plus critique [6]: « Les canards je n'aime pas, non pas du tout. Les canards je n'ai pas la patience de travailler avec. »
John Grant émets l