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L'Imprimerie nationale est l'imprimerie d'État française héritée de la Manufacture royale d'imprimerie instituée par le cardinal de Richelieu.
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Sur l'impulsion donnée par François Ier en 1538, le cardinal de Richelieu crée en 1640, sous Louis XIII, la Manufacture royale d'imprimerie. Les gouvernements successifs en feront, selon le régime en vigueur, l'Imprimerie de la République, puis l'Imprimerie impériale, l'Imprimerie royale pour devenir l'Imprimerie nationale.
L'Imprimerie nationale a longtemps été le fournisseur exclusif de l'État, jusqu'à son changement de statut en 1994 pour devenir une société anonyme dont l'État est l'unique actionnaire.
En 1997, l'Imprimerie nationale a acquis les sociétés Saqqarah International, Mizeret, ISTRA-IN puis IDC ce qui la conduit à créer le Groupe Imprimerie nationale. De fournisseur exclusif de l'État, le groupe doit se soumettre à la loi du marché et offre dès lors ses services à tous les domaines de l'impression, ouvrant ainsi ses portes aux grandes entreprises.
En 2003, les bâtiments de Convention sont vendus au groupe Carlyle pour 85 millions d'euros, ils seront rachetés en 2007 par l'État pour 376,5 millions d'euros, après environ 100 millions d'euros de travaux, afin d'en faire le nouveau ministère des Affaires étrangères. Les ouvrages sont revendus à l'éditeur français privé Actes Sud[1],[2]. La société Carlyle ne serait pas taxée sur les plus values dans cette affaire[3].
En 2005, le gouvernement privatise la plupart des sites du groupe et se dessaisit ainsi des imprimeries ISTRA à Schiltigheim au profit du groupe Opale Partenaires, Évry Rotatives à Bondoufle au profit d'un groupe d'investisseurs allemand (Arques) et ferme le site de Paris Convention. Le site de Bondoufle sera mis en liquidation le 17 décembre 2007. Seuls subsistent les sites de l'Imprimerie nationale de Douai et de Choisy-le-Roi (impression feuille). Ce dernier est mis en location gérance depuis le 1er novembre 2006 sous la raison sociale d'« IN Choisy », en prévision de sa cession à un opérateur privé et dans le cadre d'un troisième plan social qui raménerait les effectifs de 123 à 40 salariés. Le 21 janvier 2008, une grève visant à l'amélioration de l'accompagnement social des futurs licenciés éclate et l'usine de Choisy le Roi sera occupée par les salariés. Celle-ci durera jusqu'au 22 février soit cinq semaines. Au terme de ce conflit, le plan social 2005 initialement dénoncé, sera reconduit à l'exception de la durée des congés de reclassement qui seront limités à soixante mois. En contrepartie les primes de départ volontaire seront revues à la hausse. Début septembre 2008, la division feuilles et le bâtiment de Choisy-le-Roi sont cédés à une entreprise privée. Seule une quinzaine de salariés sera reprise dans la nouvelle entreprise dont l'appellation sera inchangée (IN-Choisy).
L'Imprimerie nationale détient aussi le cabinet des poinçons, un atelier du livre et une bibliothèque historique. Elle possède également de nombreuses fontes fondamentales pour l'histoire de l'imprimerie occidentale, telles que les originaux des Diderot.
Fin 2005, Les employés de l'Imprimerie nationale et quelques élus (maires, députés, conseillers généraux) bloquent le président-directeur général de l'Imprimerie nationale dans la mairie de Flers-en-Escrebieux, dans le Nord, les employés apprennent que les nouveaux passeports électroniques vont être faits par la société Oberthur suite un appel d'offre en règle passé par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy, et le président-directeur général de l'Imprimerie nationale, Loïc de la Cochetière, mais le Conseil d'État conforte le monopole de l'Imprimerie nationale suite à une loi du 31 décembre 1993 qui dispose que l’Imprimerie « est seule autorisée à réaliser les documents déclarés secrets où l’exécution doit s’accompagner de mesures particulières de sécurité, et notamment les titres d’identité, passeports et visas ». Cette loi avait pourtant été signée en 1993 par Nicolas Sarkozy lui-même[4],[5]. Ces retards auraient déjà causé aux voyagistes une perte de cinq cents millions d'euros, liée aux nouvelles lois en vigueur aux États-Unis exigeant des passeports biométriques.[6].