Outils :Vous avez un site web ? Un blog ?
Technorati reactions rencontre |
La monnaie est un instrument de paiement spécialisé accepté de façon générale par les membres d’une communauté en règlement d’un achat, d’une prestation ou d'une dette.
Elle a trois fonctions principales :
Une monnaie se caractérise par la confiance qu’ont ses utilisateurs dans la persistance de sa valeur et de son pouvoir d’échange lors de sa circulation. Elle a donc des dimensions sociales, politiques, psychologiques, juridiques et économiques.
La monnaie a pris au cours de l'histoire les formes les plus diverses : sel, nacre, ambre, métal, papier, etc. Après une très longue période où l'or et l'argent (et divers métaux) en ont été les supports privilégiés, la monnaie est aujourd'hui presque entièrement dématérialisée et circule majoritairement sous des formes scripturales ou électroniques.
En raison de l'importance du rôle de la monnaie, les États ont très tôt cherché à s'assurer le maximum de pouvoir monétaire, faisant de la monnaie un de leurs symboles et une marque de leur puissance. Ils ont obtenu progressivement un peu partout le monopole de l'émission des billets et des pièces. Ils exercent un contrôle sur l'activité de création monétaire des banques par l'intermédiaire des banques centrales.
La monnaie particulière d'une zone monétaire (le plus souvent un pays) est appelée devise. L'argent n'a plus de rôle d'étalon monétaire international depuis 1873. Les devises sont depuis les accords de la Jamaïque de 1973 détachées de toute référence à l'or. Leurs cours varient quotidiennement dans le cadre d'un système de changes dits "flottants" ou "flexibles".
Sommaire |
Depuis Aristote, la monnaie est définie par trois fonctions : unité de compte, réserve de valeur et intermédiaire des échanges.
En l’absence de monnaie, les échanges ne peuvent se réaliser que sous forme de troc d’un bien contre un autre. Pour que deux agents A et B échangent des biens X et Y, il faut que celui qui possède X préfère Y et que celui qui possède Y préfère X. C’est ce qu’on appelle la condition de « double coïncidence des désirs ». Cette condition limite sévèrement le nombre de situations où le troc est possible.
La monnaie permet de s'affranchir de ces conditions, en constituant un bien central qu'on pourra échanger contre tous les autres. Un agent accepte de la monnaie en échange d’un bien qu’il cède parce qu’il sait que les autres agents l’accepteront en échange d’un bien qu’il souhaite acquérir. La monnaie a ainsi toujours une valeur pour tous par la possibilité de l’échanger contre n'importe quel autre bien.
Une opération d'échange d'un bien contre un autre est ainsi dissociée en deux opérations séparées dans le temps: d'abord l'échange du bien possédé contre de la monnaie, et ensuite l'échange de la monnaie contre le bien désiré. La fonction de moyen de paiement, quelquefois présentée comme une quatrième fonction de la monnaie, n'est qu'un aspect de sa fonction d'intermédiaire dans les échanges.
En facilitant les échanges, la monnaie est un outil essentiel de la division du travail et donc une institution essentielle des sociétés modernes.
Par réserve de valeur, on entend la capacité que possède un instrument financier ou réel de transférer du pouvoir d'achat dans le temps. Ainsi, un bien immobilier constitue une réserve de valeur puisqu'il peut être acheté aujourd'hui et revendu dans le futur en procurant pouvoir d'achat à son détenteur. On appelle cela un actif réel par opposition à la notion d'actifs financiers ou de titres, dont les actions et les obligations font partie.
Cette fonction de la monnaie découle directement de sa fonction d'intermédiaire dans les échanges et ne constitue donc pas une fonction séparée. De plus, elle n'est pas spécifique de la monnaie. Tout bien peut être considéré comme une réserve de valeur dans la mesure où son possesseur peut l'échanger à tout moment contre un bien qu'il désire plus, ce bien pouvant être de la monnaie.
Quand une monnaie est utilisée comme moyen d'échange répandu, chaque agent économique attache à chaque bien son prix, correspondant à la quantité de monnaie qu’il peut en obtenir s’il le possède, ou la quantité de monnaie qu’il doit donner pour l’obtenir. La monnaie devient ainsi un moyen universel d’expression des valeurs des biens, que les agents peuvent utiliser pour comparer différents biens ou différents plans d'action relatifs à ces biens. On parle de calcul économique quand cette évaluation est faite a priori et de comptabilité quand elle est faite a posteriori. Cette affectation d'une quantité de monnaie à un bien ne constitue pas un acte de mesure au sens propre. Il est donc incorrect de parler de la monnaie comme d'un étalon de mesure des valeurs, comme on le fait souvent.
Diverses civilisations ont eu une monnaie de compte qui ne circulait pas. C'est notamment le cas de l'Egypte des Pharaons, de la civilisation aztèque ou des formes féodales au haut moyen âge après la dislocation de l'empire romain. Leur organisation sociale hiérarchisée et le caractère primitif des productions permettaient des modes de production, de distribution et d'échange reposant sur la contrainte et limitaient l'échange libre au troc.
Depuis l'émergence des monnaies métalliques, la monnaie de compte est généralement la monnaie circulante.
Il arrive que des populations persistent à exprimer des prix ponctuellement dans des monnaies qui n'ont plus cours depuis longtemps (le sou, le franc français depuis le passage à l'euro et l'ancien franc avant lui, la guinée dans les magasins de luxe britannique[1], etc.). Ces deux exemples anecdotiques montrent l'emprise psychologique forte des monnaies de compte.
Le terme monnaie vient du verbe latin monere, qui signifie « avertir ».
En effet la monnaie romaine fut d'abord frappée dans un atelier monétaire voisin du temple de Junon Moneta, — Junon « qui avertit » — sur le Capitole. Ce temple avait reçu ce surnom suite à l'épisode des oies du Capitole.
La nécessité d’un instrument monétaire pour faciliter les échanges entre les membres d’une société est apparue très tôt. Dès les temps préhistoriques, les hommes ont utilisé pour cela des supports matériels variés : coquillages, minéraux précieux ou utiles comme le sel, petits outils (silex taillé, clous de fer, ...), etc.
Les métaux, et surtout les métaux précieux, l'or, l'argent se sont progressivement imposés pendant l'Antiquité. En effet, ils sont rares et incorruptibles, donc ils conservent leur valeur dans le temps. Ils sont divisibles en petits fragments permettant des paiements de faible valeur, et ils ont une valeur intrinsèque élevée donc ils permettent des paiements de grande valeur avec une quantité raisonnable de métal.
L'utilisation de morceaux de métal comme monnaie oblige à vérifier à chaque échange la teneur de ces morceaux en métal précieux. Pour simplifier, les métaux choisis comme monnaie ont été façonnés sous forme de disques, afin de faciliter leur stockage et leur manipulation, et frappés d'une marque certifiant la quantité de métal précieux contenue dans ce disque. Une même monnaie (l'or ou l'argent) était ainsi présentée sous différentes formes matérielles correspondant à différentes teneurs en métal, qui pouvaient être certifiées par des autorités différentes.
La naissance de la monnaie frappée et singularisée se situe sous le règne des deux derniers rois de la dynastie des Mermnades, Alyattès (610-560 av. J.-C.) et Crésus (560-546 av. J.-C.), en Asie Mineure occidentale.
Pendant toute la grande période où l'or (et l'argent) ont été des monnaies pratiquement universelles, chaque pays voire chaque région disposait de sa propre monnaie, mais les paiements en or (ou en argent) de n'importe quelle provenance étaient souvent acceptés (généralement avec une décote par rapport à la monnaie locale, à poids de métal précieux identique, et parfois en passant outre à des interdits imposés par le seigneur local). Par exemple, la France de l'Ancien Régime comptait en livres tournois (c’est-à-dire de la région de Tours), mais on y payait -- comme dans toute l'Europe -- avec des ducats vénitiens, des écus français, des florins (de Florence), des doublons espagnols, etc.
Ce système suppose la confiance dans la capacité de l'émetteur à contrôler le titrage de ses monnaies, et sur son honnêteté. Or il donne à cet émetteur la possibilité de frauder en rognant les pièces ou en mêlant au métal précieux des métaux moins précieux, et de créer ainsi de la monnaie ex nihilo pour son propre usage, réduisant finalement la valeur de la monnaie et produisant de l'inflation.
De plus, comme dans la pratique courante la valeur réelle de chaque pièce dépend de la confiance accordée à son émetteur, le public les traite en fait comme des monnaies différentes, bien qu'il reste toujours possible de mesurer la teneur de chaque pièce en métal précieux, et donc de déterminer sa valeur réelle et sa valeur relative par rapport aux autres pièces.
L'étape suivante est la mise en place d'une monnaie de second niveau, qui elle-même représente une certaine quantité de monnaie métallique laissée en dépôt en lieu sûr. Ainsi apparaît la monnaie papier (le billet de banque, connu en Chine dès le VIIIe siècle), qui ne représente originellement qu'une dette payable à vue sous forme de métal ou d'autres biens.
Des billets furent émis qui représentaient une contrepartie en or. Car pour ainsi dire partout l'or pouvait être reçu en échange. Seules les banques (après les villes, seigneurs, guildes et autres groupes humains) reçurent le privilège d'émettre des billets. Singulièrement, la banque centrale à partir du XVIIIe siècle en Grande-Bretagne et les banques en France sous Napoléon devaient posséder pour chaque billet émis la garantie or. L'accroissement de la masse monétaire ainsi permis facilita la croissance économique. Mais un tel monopole garanti par l'État allait permettre de se passer de la garantie or. Subissant une crise économique il fut décidé de « libérer » la monnaie de sa garantie or. Cela permit aux États occidentaux d'émettre plus de monnaie qu'il n'existait de contrepartie physique à celle-ci. Ils pallièrent ainsi la crise économique en endettant les citoyens.
On peut distinguer plusieurs étapes dans l'évolution historique qui a conduit de la monnaie métallique à la monnaie fiduciaire que nous connaissons aujourd'hui :
Sur l'organisation et l'évolution du marché des changes depuis 1973, voir notamment : Forex et Dollar US.
Aujourd’hui la monnaie scripturale [1] a remplacé en grande partie les pièces et les billets. De nouveaux instruments monétaires sont apparus, comme les cartes de crédit ou les virements automatiques. La monnaie s’est progressivement dématérialisée...
En règle générale, de nos jours, chaque pays donne un monopole à une seule monnaie, contrôlée par une Banque centrale d'État, bien qu'il existe des exceptions[2]. Plusieurs pays peuvent utiliser le même nom, chacun pour sa propre monnaie (par exemple franc français, belge, suisse, CFA), plusieurs pays peuvent utiliser la même monnaie (par exemple l'euro) ou bien un pays peut déclarer que la monnaie d'un autre pays a cours légal (souvent le dollar). Le franc CFA a ceci de particulier que sa valeur est indexée sur celle du franc français. Ainsi, 1 franc français vaut 100 francs CFA, ou encore, étant donnée la parité franc français - euro, 1 euro = 655,96 francs CFA.
L'unité monétaire majeure est habituellement subdivisée en unités mineures. Très souvent, l'unité de subdivision monétaire a une valeur égale à 1/100 de l'unité de base. Cependant, certains pays ont une subdivision valant 1/10, 1/20 ou même 1/1000 de l'unité de base, alors que quelques-uns, comme l'Italie avant l'euro ou le Japon, n'en possèdent pas car la valeur de l'unité de base de leur monnaie est suffisamment faible.
La monnaie est un sujet très ancien et très fréquemment abordé tout au long de l'histoire de la pensée économique.
Aristote est le premier à en définir les fonctions, d'abord dans La Politique, puis dans l'Éthique à Nicomaque. Au XIVe siècle, Jean Buridan puis Nicolas Oresme dénoncent les manipulations auxquelles se livrent déjà les puissants qui ont reçu le privilège de battre monnaie. Au XVIe siècle, Copernic donne la première formulation de la théorie quantitative de la monnaie: "la monnaie se déprécie quand elle devient trop abondante", qui sera reprise par l'Ecole de Salamanque et développée par Jean Bodin, puis au XVIIe siècle par John Locke et David Hume.
Richard Cantillon (Essai sur la nature du commerce en général, 1730) étudie les effets différentiels de la création de monnaie sur les différents acteurs économiques au cours du temps. Les bénéfices vont d'abord à ceux entre les mains desquels apparaît la monnaie nouvellement créée, puis se diffuse progressivement à l'ensemble de la société. A la fin du cycle, non seulement le niveau général des prix s'est élevé, mais les prix relatifs des biens ont été modifiés et les premiers récepteurs de la monnaie se sont enrichis au détriment de tous les autres. Ce phénomène est connu sous le nom d'"effet Cantillon".
Autrement dit, contrairement à la légende, les classiques ne disent pas que la création monétaire est "neutre", mais au contraire qu'elle a des effets irréversibles sur l'économie "réelle" et que les effets d'une création monétaire excessive sont néfastes. C'est pourquoi ils disent qu'elle doit être sévèrement limitée, les controverses entre écoles de pensée ne portant guère que sur la meilleure façon d'effectuer cette limitation qui est contraire aux intérêts immédiats du pouvoir.
Dans leurs grands traités des XVIIIe et XIXe siècles, Turgot, Smith, Say, Ricardo, John Stuart Mill reprennent la théorie quantitative de la monnaie et présentent la création excessive de monnaie comme un mal. Seul ou presque John Law introduit une note discordante en considérant que l'émission de papier-monnaie peut être un instrument bénéfique de politique économique, préfigurant la position de Keynes.
Pour Karl Marx, la monnaie a fonctionné au départ comme mesure des valeurs puis comme moyen d'achat et de paiement, et fonctionne plus tard comme capital. Pur produit de la circulation marchande, elle en est devenue le moteur[3]. Tout en restant fidèle à la conception classique de la monnaie, il lui voit des rôles différents selon qu'elle est utilisée pour acquérir soit des biens de consommation, soit des moyens matériels de production, et de la force de travail. Pour lui, la détention de monnaie est recherchée par les capitalistes pour le pouvoir social qu'elle confère. De plus, la création de monnaie est nécessaire à l'accumulation de capital. Il accuse également la monnaie de remplacer les relations entre les hommes par de simples relations aux objets et de dissimuler la réalité des relations de domination dans le système capitaliste.
Les pères de l'école marginaliste de la fin du XIXe voient la monnaie de façons très différentes. Dans la construction intellectuelle de l'équilibre général de Walras, la monnaie n'est utilisée que comme une unité d'expression des valeurs relatives lors de la phase d'enchères, mais n'intervient pas dans les échanges. Par la suite, la domination de l'école walrasienne et sa mise de la monnaie hors du champ de la réflexion économique accréditera l'idée fausse que les classiques n'avaient pas de théorie monétaire et conduira certains auteurs à tenter de réintroduire la monnaie dans le cadre de l'équilibre général.
Au contraire, Carl Menger reconnaît le rôle central de la monnaie et décrit son invention comme celle d'un ordre spontané. Les différents moyens d'échange primitifs ont été progressivement supplantés par ceux qui étaient les plus durables, les plus commodes à utiliser et dont la valeur était la plus pérenne à cause de leur rareté, c'est-à-dire les métaux précieux. Toutes les fonctions de la monnaie sont des aspects ou des conséquences de sa fonction de moyen d'échange. Cette attitude cohérente avec celle des classiques est développée par les économistes de la tradition autrichienne, dont Ludwig von Mises qui voit dans la création excessive de monnaie et de crédit par l'État l'origine unique des crises économiques. Cette position est aussi celle des monétaristes, dont le chef de file est Milton Friedman.
Pour Keynes, la théorie quantitative de la monnaie est fausse car, selon lui, une augmentation de la quantité de monnaie n'entraîne une hausse des prix que si tous les facteurs de production sont utilisés à leur pleine capacité, ce qui suppose en particulier l'absence de chômage. Sinon, la création de monnaie permet de résorber le sous-emploi. De plus, il souligne que la monnaie peut être thésaurisée en tant que précaution devant l'incertitude inhérente à la vie économique. La gestion de la masse monétaire est donc pour lui un instrument essentiel de la politique économique des gouvernements, nécessaire pour assurer la stabilité des prix et surtout le plein emploi. C'est cette idée qui est la plus populaire de nos jours, et qui inspire la plupart des travaux des économistes relatifs à la monnaie, ainsi que des considérations à la marge de l'économie telles que les aspects sociologiques et psychologiques de la monnaie.
Par exemple, pour Michel Aglietta et André Orléan, la monnaie est d'abord "l'expression de la totalité sociale" et sa gestion est une des fonctions principales de l'État, au point qu'ils réservent la dénomination de monnaie aux seuls moyens de paiement dont l'État a le monopole.
Lorsque la monnaie est constituée de biens dont la valeur est reconnue sans qu'une autorité particulière l'impose, elle peut être émise par n'importe qui. C'était probablement le cas dans les premiers temps, cela l'est encore dans certaines circonstances (ruée vers l'or).
Mais les possibilités que donne le pouvoir de « battre monnaie », notamment les manipulations de valeur et la taxation implicite que cela représente, ont rapidement conduit les autorités politiques à se réserver l'émission monétaire et à lutter contre le faux-monnayage.
Les Banques centrales émettent la monnaie banque centrale et contrôlent la monnaie créée par les banques privées sous forme de crédit (monnaie scripturale).
Pour cela, elles fixent leur taux directeur à un niveau suffisamment élevé pour limiter l'inflation et suffisamment faible pour encourager l'investissement et assurer un niveau suffisant de liquidité au sein de l'économie.
À l'occasion de grandes difficultés économiques (guerres, sièges, crise économique) la monnaie courante d'un pays, particulièrement les pièces divisionnaires, peut disparaître rapidement. Pour permettre néanmoins les échanges, des organismes publics ou privés sont amenés à émettre une monnaie temporaire et locale, la monnaie de nécessité. Ce phénomène se produisit avec une ampleur considérable en France entre 1914 et 1926.
La valeur de la monnaie est variable, et relativement incontrôlée. Mais, dans certaines circonstances économiques, une des principales qualités de la monnaie (sa capacité à être stockée) devient un grave défaut : en période de déflation, il est plus avantageux de stocker le numéraire que de s'en servir, car le prix des biens baisse. La généralisation d'un tel comportement conduit à une grave crise économique, la production locale devient une activité à perte croissante jusqu'à la faillite, alors que les importations peuvent se poursuivre.
Une solution (déjà employée) consiste à lutter contre le sentiment de stabilité de la monnaie par l'usage de monnaie « fondante », par différents moyens qui organisent une sorte d'inflation forcée :
Voir à ce sujet l'article sur Silvio Gesell, inventeur de ce concept.
Lorsqu'une monnaie est trop déstabilisée, il arrive qu'on la remplace par une nouvelle. Pour que l'opération se fasse, il faut que la nouvelle monnaie présente un avantage, une économie de coûts, pour les utilisateurs, ce qui implique souvent l'attribution d'avantages spécifiques :
Il est fréquent de mettre en place des monnaies spécialisées, qui permettent d'acheter seulement certains types de biens ou chez certains opérateurs.
Il s'agit en général de monnaie non convertibles (on ne peut pas les revendre pour retrouver l'équivalent en monnaie ayant cours légal).
La monnaie privée est un type de monnaie dont l'émission et la garantie reposent sur un agent privé, par opposition aux monnaies habituelles, soumises à un monopole d'émission et garantie par un État ou un traité entre États.
Bien qu'il ait existé des exemples historiques de monnaies privées, la monnaie privée constitue actuellement une part infime de la masse monétaire. Le concept de monnaie privée est essentiellement mis en avant par quelques libéraux, comme Friedrich Hayek ou David Friedman, en tant que moyen pour diminuer la capacité de l'État à manipuler l'économie à son propre avantage.