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| Géographie | ||
| Pays | ||
| Région | ||
| Communauté | ||
| Province | ||
| Arrondissement | Namur | |
| Coordonnées | ||
| Superficie | 175.69 km² | |
| Données sociologiques (source : statbel.fgov.be) | ||
| Population – Hommes – Femmes Densité |
107.939 (01/01/2008) 48,07% 51,93% 614 hab./km² |
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| Pyramide des âges – 0–19 ans – 20–64 ans – 65 ans et + |
(01/01/2004) 20,21% 62,39% 17,41% |
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| Étrangers | 5.890 (01/07/2005) | |
| Économie | ||
| Taux de chômage | 18,42 (01/01/2006) | |
| Revenu annuel moyen | 12.373€/hab. (2003) | |
| Politique | ||
| Bourgmestre | Jacques Étienne (cdH) | |
| Majorité | cdH-Ecolo-MR | |
| Sièges cdH Ecolo MR PS |
47 13 10 9 15 |
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| Sections de commune | ||
| Section | Code postal | |
| Namur Beez |
5000 5000 |
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| Autres informations | ||
| Gentilé | Namurois(e) | |
| Zone téléphonique | 081 | |
| Code INS | 92094 | |
| Site officiel | www.ville.namur.be | |
Namur (en néerlandais Namen, en wallon Nameur) est une ville francophone de Belgique, capitale de la Wallonie depuis 1917[1] et capitale de la Région wallonne depuis 1986[2], chef-lieu de la province de Namur. Sur le site du Grognon, au confluent de la Sambre et de la Meuse, se trouve le Parlement wallon, qui siège dans l'ancien hospice Saint-Gilles rénové. L'Élysette, qui abrite la présidence du Gouvernement wallon, lui fait face de l'autre côté du fleuve. Les cabinets ministériels du Gouvernement wallon se répartissent dans Namur et à Jambes. La ville de Namur est depuis 1559 le siège d'un évêché.
Au 1er janvier 2007, la population de la ville était composée de 51 693 hommes et de 55 960 femmes soit un total de 107 653 habitants. L'arrondissement de Namur comptait le 1er juillet 2006 quelques 293 194 habitants.
Sommaire |
Située au confluent de la Sambre et de la Meuse (deux voies navigables), Namur est la capitale de la Région wallonne, chef-lieu de la province de Namur. Elle est située à environ 61 km au sud-est de Bruxelles et se trouve aux confins de la Hesbaye au nord, du Condroz au sud et de l'Entre-Sambre-et-Meuse à l'ouest.
Voies de communication
La situation de Namur peut être qualifiée de stratégique:
1) Elle est située au croisement de deux voies navigables.
a) La Sambre qui arrive du Hainaut et qui est reliée au bassin de l’Escaut via le canal du Centre, le plan incliné de Ronquières et l’ascenseur de Strépy-Thieu que des travaux en territoire français relieront au bassin de la Seine. Elle décrit un axe ouest/est. Elle se jette dans la Meuse à Namur au lieu-dit le Grognon, ainsi nommé en raison de l’établissement, jadis, d’un poste de perception d’un impôt de passage pour les chalands.
b) La Meuse qui arrive des Ardennes françaises selon un axe sud/nord et bifurque à Namur vers l'est en direction de Liège, Maastricht et Rotterdam. Au sud elle est connectée au bassin du Rhin via le canal de l'Est et la Moselle.
2) Croisement de lignes ferroviaires.
a) L’axe nord-ouest/sud-est : la ligne 161 vers Bruxelles et au-delà : Anvers, Ostende, et la 162 la relie au Grand-Duché du Luxembourg, l'Alsace et la Lorraine française, la Suisse et possible aussi l'Italie ainsi que la Croatie (via Lubiana).
b) L’axe ouest/est qui arrive du bassin parisien et de Lille et qui, après se dirige sur Liège et au-delà vers l’Allemagne et les Pays Bas.
c) Vers le sud un axe secondaire vers Dinant et Gedinne.
3) Croisement de deux axes autoroutiers.
a) La E411 qui arrive de Bruxelles et continue vers le Grand Duché du Luxembourg, la Lorraine, la Champagne-Ardenne, l’Alsace et peut atteindre le sud-est de la France, les Alpes, la Suisse, l’Italie,…
b) La E42 qui arrive de Tournai et qui est rejointe par les liaisons qui arrivent de Lille et de la région parisienne qui se dirigent vers Liège, les Pays-Bas et l’Allemagne.
3) Au centre d’un triangle formé par trois aéroports internationaux.
À environ 30 km de Charleroi - Brussel South (spécialisé en vols « Low Cost ») , 45 km de Zaventem – Bruxelles National (aéroport généraliste) et 40 km de Liège – Bierset (spécialisé en Charters et en marchandises), Namur a à portée de main un ensemble de services de transport aérien internationaux.
4) Elle est dotée d’un réseau complet de télécommunications.
962 : Namucho - XIIe siècle : Namuco De son nom orignel celte de Sedroch, Namur tirerait son nom du dieu gaulois NAM. Pendant la christianisation de la Gaule, Saint Materne aurait annulé ce culte et rendu NAM muet, nam mutus, d'où le nom donné au lieu, Namur. Plus réaliste, l'origine serait la propriété (suffixe celtique -uco) de Namo, anthroponyme gaulois. L'origine exacte du nom de la ville reste toutefois sujette à maintes discussions. La première mention de la ville, "Namuco", sur une monnaie, remonte à la période mérovingienne, autour du VIe siècle après J.-C. L'histoire de la ville est bien documentée par les archives et par les nombreuses opérations archéologiques. Au cours des deux dernières décennies, c'est une partie du Grognon qui fit l'objet de fouilles, entre 1990 et 1996 (fouilles de l'Hospice St Gilles, sondages Place St-Hilaire, fouilles sous le quartier du Grognon en rive gauche de la Meuse) ainsi que la Place d'Armes et la Place du Vieux marché aux légumes. Plus largement, il y eut de nombreuses interventions de plus ou moins longue durée autour de la Gare, dans la rue des Brasseurs, autour de l'Hospice d'Arschamp, et surtout l'ancienne école des Bateliers. Actuellement, des opérations sont entreprises sur la Place Maurice Servais, dans la rue Basse-Marcelle et prochainement derrière l'ancienne Halle al'Chair.
Célèbre pour sa citadelle, Namur est également une ville historique dont la structuration remonte à la conquête romaine. Des sondages opérés au Grognon, sous l'ancienne Place Saint-Hilaire, ont révélé une occupation du site remontant au Mésolithique, soit 6700 ans avant notre ère. Le Néolithique final a vu également une occupation sporadique de la pointe du confluent. Toutefois, il ne s'est agi que de sondages, opérés en 1991 par le Ministère de la Région wallonne. Il y a tout lieu de penser qu'une fouille opérée sur une plus large surface révèlerait une occupation plus importante. L'endroit est en effet stratégique : à proximité de l'eau, les analyses palynologiques et zooarchéologiques ont révélé un environnement boisé, riche en gibier. Quelques dizaines de mètres plus haut, l'éperon rocheux offre enfin un abri sûr et bon poste d'observation.
Les opérations archéologiques n'ont qu'effleuré le niveau romain, au Grognon. Toutefois, ailleurs dans la ville, d'autres sites ont révélé une occupation remontant au Haut-Empire, qui vit le développement du vicus de part et d'autre de la Sambre, avant un repli sur le Grognon au cours du Bas-Empire. Les premières occupations militaires attestées de la citadelle remontent à cette période ; une garnison romaine a pu y séjourner jusqu'au Ve siècle de notre ère.
La transition mérovingienne a vu l'occupation de la ville se résumer essentiellement au Grognon ; le confluent a toujours gardé ses atouts stratégiques. Un quartier d'artisans s'est développé, à proximité des premiers dispositifs portuaires connus dans la ville. Mais les opérations archéologiques ont nuancé ce repli, puisque des bâtiments d'époque romaine tardive, situés sur la rive opposée de la Sambre, ont pu être réoccupés par une population difficile à cerner. Le milieu du Moyen Age voit apparaître de grands changements dans la cité, qu'il conviendrait de développer : de nombreuses publications en font état, mais ce qui suit n'en est qu'un résumé. L'installation des premiers Comtes de Namur, à la fin du 10e siècle, confirme l'opposition du politique et du religieux : au pied de la citadelle, en effet, les premières églises sont apparues un peu plus tôt, sous l'impulsion de l'évêque de Liège, bientôt prince-évêque. La paroisse-mère de Notre-Dame, aujourd'hui disparue, veillait sur le pont menant à Jambes, et présidait aux déplacements de la population... et des marchandises. En réaction, la famille comtale installe "sa" paroisse à un jet d'eau bénite du bourg médiéval. Ce qui deviendra la cathédrale St Aubain fut érigée en marge de la cité, mais disposait d'un petit quartier d'habitations, d'un chapitre de chanoines, d'un cimetière, peut-être même d'une enceinte. Entre le château et l'église, vivait la population, désormais installée sur les deux rives de la Sambre. Au Grognon, l'an Mil voit aussi apparaître les premières fortifications. Probablement un débarcadère progressivement fortifié, une première muraille protège la pointe du Grognon des éventuelles attaques venues du fleuve, et du fleuve lui-même. Avant la canalisation, en effet, le cours majeur des fleuves et des rivières pouvait être dévastateur.
La ville connut, au rythme de l'accroissement de sa population, quatre enceintes successives. La deuxième enceinte, apparue au cours du 12e siècle, enserre désormais le cœur de la ville, passant à travers l'actuelle Place d'Armes et se refermant juste au bord de l'actuelle Place Maurice Servais. La troisième enceinte, au cours du 14e siècle, réunit le noyau de la ville et le quartier du chapitre de St Aubain. Trois tours sont conservées dans le paysage de la ville aujourd'hui, aux abords de la Place d'Armes et dans la rue Basse-Marcelle. La dernière enceinte, dite de Charles Quint, élargit le périmètre de la ville sous les actuels boulevards périphériques. Au Grognon, les reconstructions successives du rempart suivront le même schéma. L'espace vital ne s'en trouvera pas vraiment élargi, puisque la roche et l'eau enserrent le quartier. A ces quatre enceintes pourrait s'ajouter la cinquième, hollandaise, qui développe le tracé de Charles Quint en épaississant de plusieurs centaines de mètres le système défensif de la ville, voire la sixième, qui inclut les fortifications militaires de l'armée belge vers 1880 (9 forts entourant Namur).
À partir des XVIe et XVIIe siècles, l'importance de la fonction militaire de Namur s'accroit en raison de sa position stratégique au confluent de deux voies d'eau importantes. Son système défensif qui est amélioré par Menno van Coehoorn et est encore perfectionné par Vauban en fait la place forte la plus importante des Pays-Bas méridionaux et l'une des 10 places fortes les plus convoitées d'Europe[3].
Au XVIIe siècle, une enceinte bastionnée double les vieux remparts de la ville. Namur est alors une véritable forteresse. Au cours de la guerre de la ligue d'Augsbourg elle subit deux sièges successifs. Prise une première fois par les français commandé par le maréchal de Luxembourg assisté par Vauban et en présence de Louis XIV, en 1692[4] elle est reprise trois ans plus tard par les alliés commandés par Guillaume d'Orange, roi d'Angleterre, et Maximilien-Emmanuel de Bavière, gouverneur des Pays-Bas espagnols. De nombreux quartiers ainsi que des monuments anciens furent détruits ou incendiés lors des sièges. La fin des guerres de Louis XIV éloigne Namur des champs de bataille... La ville va dès lors s'attaquer à une reconstruction intensive qui lui donnera sa physionomie actuelle : maisons bourgeoises, églises, hôtels de maître ont été construits dans un style sobre et lumineux qui allie la brique et la pierre de taille.
Namur a été la préfecture du département français de Sambre-et-Meuse à partir de 1795 jusqu'à la fin du Premier Empire.
Les conflits européens épargnent Namur tout au long du XIXe siècle mais sa position stratégique sur la route des invasions lui vaut d'être à nouveau une cible de choix lors des deux guerres mondiales.
Son choix comme capitale de la Région wallonne en 1986 l'a aujourd'hui replacée sous les feux de l'actualité, avec son originalité et ses richesses historiques et artistiques. En 1967, Namur accueille le 3e festival Europa Cantat, qu'elle retrouvera pour sa huitième édition en 1982, devenant la première cité à accueillir par deux fois ce festival (rejointe en 2000 par Nevers).
Jacques Étienne (cdH) est le bourgmestre de Namur depuis les élections de 2006, s'appuyant sur une majorité cdH-Ecolo-MR. Son mandat met fin à une longue tradition socialiste. En effet, depuis les élections communales qui suivirent fusion des communes en 1976, les socialistes avaient eu le monopole du maïorat, avec Louis Namèche entre 1976 et 1982, Jean-Louis Close entre 1982 et 2000 et Bernard Anselme entre 2000 et 2006. Avant 1976, la commune était divisée en 25 communes, chacun possédant son propre conseil communal et son propre bourgmestre.
Le premier bourgmestre de Namur fut Jean-Baptiste Brabant, un homme politique de tendance catholique né à Namur le 29 août 1802. Après avoir participé au soulèvement de Namur en 1830, il fut nommé bourgmestre par le gouvernement provisoire, alors qu'il n'avait que 28 ans. Il démissionna le 24 octobre 1838, et fut remplacé par Charles Zoude.
Jean-Baptiste Brabant fut également congressiste et député de 1831 à 1848. Il mourut le 4 avril 1872
La commune de Namur est divisée en 46 quartiers administratifs. Ils quadrillent le territoire pour faciliter les comparaisons lors des recensements. Un certain nombres d'anciennes communes ne sont pas divisées et forment un quartier à part entière, qui porte le nom de la section. D'autres sections sont divisées, et il arrive que certains quartiers empiètent sur plusieurs anciennes communes.
En tant que ville de la Grande Région, Namur a participé au programme de l'année Européenne de la Capitale de la Culture 2007, ce qui resta confidentiel. En 2008, dans le cadre des projets européens INTERREG, Namur a initié un partenariat culturel transfrontalier avec Charleville-Mézières. De façon générale, la culture namuroise est "un long fleuve tranquille". Pas de grands mouvements de foule -à l'exception des Fêtes de Wallonie, les "Wallos"- ; fermeture des cercles étudiants à 23 heures ; des cafés à peine plus tard. Il faut cueillir les concerts en ville avec le sentiment de vivre un moment privilégié. Néanmoins, il y a plus à voir et à entendre qu'on ne le dit. L'ouverture du cinéma "art et essai" Caméo2 au centre-ville en 2007 contribue à l'animation urbaine. Il ne manque au fond qu'une information globale reprenant l'agenda complet des cafés, des théâtres, des salles d'exposition.
Chaque année, plusieurs festivals ont lieu à Namur. Les festivités débutent généralement en mars-avril avec le Nam-in' Jazz. Quelques dizaines de concerts ont lieu entre les cafés de Namur et quelques villages avoisinants, essentiellement à Spy (à 15km). Suit la journée du folklore, en avril. A l'initiative de l'ASBL Folknam, le troisième samedi d'avril voit se tenir, en matinée sur la place d'Armes (centre ville) un rassemblement des groupes et confréries locales, lesquelles s'ébrouent l'après midi, en un vaste cortège à travers la ville, pour terminer leur agapes en un rondeau final sur ladite place. Namur en Mai prend ses quartiers à l'Ascension ; ce festival des arts de la rue réunit conteurs, jongleurs, musiciens et artistes de tout poil dans les rues piétonnières de la ville, dans des spectacles tantôt gratuits, tantôt payants. Rendez-vous immanquable des familles, le festival est une valeur sûre. En juin, la citadelle accueille le Verdur'Rock. Une après-midi de concours voit s'affronter une dizaine de jeunes groupes, avant une soirée proposant des têtes d'affiche confirmées. De grands noms s'y sont présentés tels que Hooverphonic, les Ogres de Barback, dEus, Kaiser's Orchestra... le tout est gratuit. En juillet, suivent les Médiévales, à la citadelle : spectacles et animations sur le thème (large) du Moyen Age. L'Eté Mosan, festival classique itinérant, s'arrête régulièrement à Namur pour les mélomanes. Namur accueille également le Festival des Folklores du monde (juillet) ainsi que le Pic-Nic festival (août). Durant chaque été, les oeuvres d'un(e) artiste contemporain(e) sont exposées sur les places de la ville ( Charlotte Marchal en 2007, Sabine Guillaume en 2008). Septembre et le Festival International du Film Francophone ferment la marche des festivals.
Sur les hauteurs de sa citadelle, fortifiée au XVIIe siècle successivement par Coehoorn et par Vauban, architecte du roi de France Louis XIV, était organisée depuis 1947 une épreuve de motocross, qui compte pour le championnat mondial. En 2006, le Belge Stefan Everts était sacré champion du monde pour la dixième fois sur ce circuit, que l'on compare à celui de Monaco pour la F1. En 2007, l'étape namuroise du championnat est enfin supprimée, grâce à l'arrivée des écologistes au pouvoir. Les retombées économiques étaient trop faibles par rapport à la médiatisation de la cité, tandis que la remise en état du poumon vert de la ville nécessitait chaque année des centaines d'heures de travail.
Depuis 2008, des concerts électro-rock ont également lieu au Belvédère de la citadelle, tandis que le théâtre de Namur propose de brefs concerts rock pendant l'été. Et toute l'année, dans les cafés, s'improvisent des concerts folk, rock, jazz. Lors de jours fériés, il arrive que des concerts aient lieu ; l'information circule mal. Il faut déambuler dans les rues pour le découvrir : 21 juillet, fête de la musique, 27 septembre par exemple. Au kot étudiant du Nom de la Rose, des concerts et des jam sessions sont parfois organisées ; les informations sont disponibles à l'AGE (près de l'arsenal) ou dans les couloirs des facultés universitaires. L'endroit est théoriquement réservé aux étudiants, mais en se tenant correctement, on ne se fait pas remarquer. Enfin, quelques concerts sont organisés par les groupes désireux de se produire eux-mêmes ou par des particuliers, le plus souvent au Cinex (rue St Nicolas) ou au Belvédère (citadelle).
Le théâtre de Namur propose une affiche éclectique de très grande qualité et abordable par tous les publics. Cela va des spectacles pour enfants aux concerts de musique classique, de la chanson française au théâtre amateur, des créations aux classiques européens. Ailleurs en ville, des concerts de musique classique sont régulièrement organisés, notamment à l'église Saint-Loup (dans le piétonnier).
De nombreuses brocantes se tiennent régulièrement, dans le centre de Namur le samedi matin (en même temps que le marché) ou en périphérie : le 1er mai à Bomel, le 21 juillet au Grognon, tous les dimanches à Jambes... De nombreux salons sont organisés à Namur comme Bois et Habitat, Valériane et Antica.
Quelques endroits plus confidentiels réservent quelquefois de belles surprises. Ainsi en va-t-il de l'espace d'exposition situé en face du beffroi (à la place d'armes), qui propose des expositions temporaires de photographies ou de peintures ; de la Maison de la Culture, qui présente des expositions temporaires d'affiches ou de photos ; de la bibliothèque universitaire Moretus Plantin (dites la BUMP'), où se tient régulièrement une exposition de livres anciens, d'incunables ou de photographies inédites du terroir namurois.
En septembre, Namur vibre au rythme des Fêtes de Wallonie. Au début du mois d'abord, la Société Royale Moncrabeau plus communément appelée "Les Quarante molons", organise sur la place du Théâtre, un concours de mensonges. Les "menteries" sont proposées en wallon par les candidats au titre annuel de "roi des menteurs". Le troisième week-end ensuite, les rues de la ville sont envahies par la liesse populaire. La bière et le peket y coulent à flot. On y organise de nombreuses manifestations culturelles, expositions, concerts et récitals. On y entend souvent Li Bia Bouquet (chant officiel de la Ville depuis 1856) et Viv Nameur po tot, chant de ralliement des Namurois. Ce sont 200.000 personnes qui affluent pendant les cinq jours de festivités.
Namur est également une ville universitaire. Elle abrite les Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix, fondées en 1831 - et comptant aujourd'hui plus de 5000 étudiants - dont on peut donner comme exemple de travaux : ceux concernant les nanotubes et la peau en culture. La caractéristique des Facultés est qu'elles n'accueillent que le cycle inférieur des études, à l'exception de quelques sections (économie, biologie, chimie,...) ; la moyenne d'âge des étudiants est donc très basse. La réputation de l'enseignement est par ailleurs excellente, et les travaux de recherche des enseignants sont infiniment variés.
Les hautes écoles (enseignement supérieur non universitaire) y sont aussi très présentes : Haute École Albert-Jacquard, HE provinciale, Haute école de Namur (HENAM).
Un folklore estudiantin inoffensif et bienveillant allié à un cadre de vie calme et tranquille ajoute encore au charme de la ville.
Cité deux fois millénaire, Namur a beaucoup souffert des luttes européennes de la fin du 17e siècle ; l'essentiel de son patrimoine ne remonte donc pas au-delà de cette période. Néanmoins, quelques vestiges d'époque médiévale ou du début des Temps Modernes se laissent découvrir au hasard des rues. L'ensemble souffre d'un manque de mise en valeur, et l'iconoclasme des autorités communales, dans la deuxième moitié du 20e siècle, a largement endommagé le cœur historique de la ville. Entre 1968 et 1973, au motif d'insalubrité, c'est tout le quartier du Grognon, berceau de la cité, qui fut rasé pour permettre le passage de larges avenues. Quelques années plus tôt, c'est la Place Maurice Servais et la Place d'Armes qui étaient "modernisées" au profit de la reine Automobile. Dans les années 1980 et 1990, enfin, le quartier du piétonnier est revitalisé. Ne cherchez plus les rez-de-chaussée originels des maisons. Ils ont presque tous disparu. Toutefois, la ville a gardé de beaux atours. A l'ombre de la citadelle, le piétonnier conserve quelques tours de la troisième enceinte médiévale, serrées dans un tissu urbain du 17e et du 18e siècle. Des hôtels de maître se laissent encore découvrir derrière de larges grilles, parfois ouvertes quand le bâtiment accueille un musée. Les églises enfin ne sont pas en reste, de la modeste église Saint-Jean-Baptiste à l'imposante cathédrale italienne, en passant par la voluptueuse Saint-Loup. Le chemin de halage ou la Namourette sont deux bons moyens de découvrir quelques modestes bijoux de la ville. Le long de la Sambre, ce sont les façades arrière de la rue des Brasseurs, en cours de restauration. Sur la Meuse, ce sont les Belles mosanes, les villas du 20e siècle. Et les points de vue de la Citadelle achèveront le tableau.
Vers 2010, un "pôle des musées" devrait être créé, en partenariat avec la Ville de Namur, la Province, la Communauté française et la Région wallonne. Situé entre la rue Fumal et le boulevard Joseph Saintraint (près de la cathédrale), il réunirait le musée archéologique, le musée Groesbeek de Croix, la Maison de la poésie et le musée Félicien Rops. Chacun de ses musées garderait son entrée propre mais communiquerait avec les autres grâce à un ticket global.
Afin de développer l'éco-tourisme sur le territoire de la ville, un nouveau maillage de 114 kilomètres de balades pédestres et cyclistes a été balisé et réalisé en 2008. Les points de départs des 4 circuits sont accessibles en transports en commun et ceux-ci complètent les circuits existants précédemment ( 70 kilomètres ). (carte IGN disponible à l'Office du Tourisme)
Parmi les principaux clubs sportifs, on peut notamment trouver :
La ville de Namur que l'on surnomme "Namur li glotte" (la gourmande, en wallon) a ses lettres de noblesse, on peut citer :
D'après l'historien Jo Gérard, la frite daterait d'avant 1680 et serait originaire des bords de la Meuse et donc en bonne partie de Namur, cité mosane par excellence. Il en veut pour preuve un manuscrit familial écrit par un de ses ancêtres, Joseph Gérard, intitulé Curiosités de la table dans les Pays-Bas Belgiques et daté de 1781, dont voici un extrait : « Les habitants de Namur, Andenne et Dinant ont l'usage de pêcher dans la Meuse du menu fretin et de le frire pour en améliorer leur ordinaire, surtout chez les pauvres gens. Mais lorsque le gel saisit les cours d'eau et que la pêche y devient hasardeuse, les habitants découpent les pommes de terre en forme de petits poissons et les passent à la friture comme ceux-ci. Il me revient que cette pratique remonte déjà à plus de cent années. »
Namur est jumelée avec :
Namur fait également partie du Réseau Sésame qui regroupe 15 villes, capitales régionales de par le monde. Le but de ce réseau est de développer une coopération de type institutionnel, mais aussi économique entre entreprises, administrations, universités, écoles et organisations publiques et privées de leurs territoires.
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