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Les rectifications orthographiques du français désignent les réformes, plus ou moins importantes, de l'orthographe française au cours des derniers siècles.
La dernière réforme de l'orthographe date de 1990 et a été adoptée dans la majeure partie de la francophonie, mais comme recommandation officielle, sans être imposée[réf. nécessaire].
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L'orthographe française n'a jamais cessé d'évoluer, suivant le principe que l'usage détermine la règle. On peut citer de nombreux exemples de réformes.
En octobre 1989, Michel Rocard, alors Premier ministre de la France, met en place le Conseil supérieur de la langue française à Paris. Il charge alors des experts — parmi lesquels des linguistes, des représentants de l'Académie française et des grands fabricants de dictionnaires — de proposer des régularisations sur quelques points (le trait d'union, le pluriel des mots composés, l'accent circonflexe, le participe passé, diverses anomalies).
Rapidement, les experts se mettent au travail. Leurs conclusions sont soumises aux organismes de politique linguistique belge et québécois. Elles sont également soumises à l'Académie française, qui les avalise à l'unanimité[5], tout en précisant :
« L’orthographe actuelle reste d’usage, et les « recommandations » du Conseil supérieur de la langue française ne portent que sur des mots qui pourront être écrits de manière différente sans constituer des incorrections ni être considérés comme des fautes. »
Les rectifications sont alors publiées au Journal officiel en décembre 1990.
Autrefois, la diffusion des réformes orthographiques se faisait auprès des imprimeurs et des gens de lettres.
Aujourd'hui, l'orthographe concerne toute la population. Aussi, les moyens de diffusion incluent les consignes aux enseignants, et l'incitation aux livres de référence (dictionnaires) et correcteurs informatiques de tenir compte des réformes, ou du moins de faire cohabiter les différentes versions. Par exemple, les correcteurs informatiques (Microsoft, Antidote, OpenOffice.org, ProLexis) proposent d'employer ou non l'orthographe rectifiée[6].
En l'absence de contraintes, la dernière réforme de l'orthographe française peine à s'imposer. Partant du constat que « l'usage a moins de prise sur l'orthographe que sur le lexique ou la syntaxe », plusieurs ministres belges ont signé différentes circulaires en septembre 2008, selon lesquelles ils invitent les professeurs à enseigner prioritairement les graphies rénovées[7].